Abbas rencontre Macron en marge du sommet de l’ONU
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Abbas rencontre Macron en marge du sommet de l’ONU

Le président de l'AP, qui s'est entretenu avec le Premier ministre bahreini, a déclaré à son homologue français que Paris joue un rôle clef dans le soutien à la cause palestinienne

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le président français Emmanuel Macron à New York City le 24 septembre 2019. (Crédit : Wafa)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le président français Emmanuel Macron à New York City le 24 septembre 2019. (Crédit : Wafa)

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a rencontré le président français Emmanuel Macron mardi en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York et lui a assuré que Paris jouait un rôle crucial dans le soutien à la cause palestinienne, selon Wafa, l’agence de presse officielle de l’AP.

Abbas est arrivé à New York samedi et devrait prendre la parole à l’Assemblée générale jeudi.

« Son Excellence a affirmé l’importance du rôle que joue la France dans le soutien à la cause palestinienne », a rapporté Wafa, en référence au président de l’AP.

Macron défend la solution à deux Etats comme manière de résoudre le conflit israélo-palestinien et son gouvernement a récemment critiqué la promesse électorale du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu au début du mois, qui avait fait le vœu d’annexer des pans de Cisjordanie s’il parvenait à former une coalition dans les semaines à venir.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas rencontre le président français Emmanuel Macron à New York City le 24 septembre 2019. (Crédit : Wafa)

Abbas et Macron ont été rejoints par le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian et plusieurs responsables palestiniens, notamment Saeb Erekat, de l’OLP, le vice-Premier ministre de l’AP Ziad Abu Amr, le ministre des Affaires étrangères de l’AP Riyad al-Maliki, entre autres.

Le dernier sommet bilatéral entre Abbas et Macron remonte au mois de septembre 2018, à Paris.

A la suite de cet entretien, Abbas avait déclaré aux journalistes que la France étudiait sérieusement la possibilité de reconnaître un État palestinien.

« Les Français se préoccupent véritablement de ce problème », avait dit Abbas. « Ils s’y penchent sérieusement. »

Plus de 135 pays ont reconnu un État palestinien, mais les membres les plus influents de la communauté internationale, et notamment la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni, n’ont pas pris de décision en ce sens.

Abbas a déclaré qu’une meilleure reconnaissance internationale d’un État palestinien donnerait aux Palestiniens des raisons de garder espoir.

Israël maintient que la reconnaissance d’un État palestinien aura pour conséquence d’endurcir le leadership palestinien basé à Ramallah et ses positions dans les négociations, ce qui rendrait la conclusion d’un accord de paix encore plus difficile.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et le ministre des Affaires étrangères bahreini Khalid bin Ahmed Al Khalifa à New York City le 24 septembre 2019. (Crédit : Wafa)

Abbas a également rencontré le ministre des Affaires étrangères bahreini Khalid bin Ahmed Al Khalifa mardi à New York.

Fin juin, Bahreïn a accueilli un sommet américain sur le volet économique du plan de paix israélo-palestinien concocté par l’administration Trump.

Les dirigeants palestiniens se sont fermement opposés à cette conférence dans la capitale bahreïnie.

L’OLP avait affirmé que l’accent mis sur l’aspect économique visait à miner les aspirations des Palestiniens vers un Etat. L’OLP a également accusé les Etats-Unis de tenter d’instrumentaliser ce sommet pour normaliser les relations entre Israël et le monde arabe.

Si aucun responsable israélien n’a assisté au sommet de Manama, quelques journalistes israéliens (dont le Times of Israel) et une délégation d’hommes d’affaires y avaient pris part.

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