Abbas souhaite à Trump un « rétablissement complet et rapide » du COVID-19
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Abbas souhaite à Trump un « rétablissement complet et rapide » du COVID-19

L'ancien négociateur Saeb Erekat a transmis ces vœux laconiques au président américain, que Ramallah boycotte depuis près de trois ans

Le président américain Donald Trump, à gauche, et le leader palestinien Mahmoud Abbas posent pour une photo lors d'une conférence de presse commune au palais présidentiel de la ville de Bethléem en Cisjordanie le 23 mai 2017. (AFP/Mandel Ngan)
Le président américain Donald Trump, à gauche, et le leader palestinien Mahmoud Abbas posent pour une photo lors d'une conférence de presse commune au palais présidentiel de la ville de Bethléem en Cisjordanie le 23 mai 2017. (AFP/Mandel Ngan)

Samedi, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a souhaité au président américain Donald Trump de se remettre rapidement du COVID-19.

Selon un message laconique transmis par l’ancien négociateur de l’OLP Saeb Erekat, Abbas « souhaite au président américain Donald Trump et à la Première dame Melania un rétablissement complet et rapide ».

Les relations entre Ramallah et l’administration Trump sont inexistantes depuis que le leader américain a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre 2017 et a transféré l’ambassade américaine dans la ville six mois plus tard.

L’Autorité palestinienne a réagi en interrompant toute coopération avec Washington, ce qui a conduit la Maison Blanche à réduire à son tour l’aide annuelle de plusieurs millions de dollars à l’Autorité à court d’argent.

Le secrétaire général de l’OLP, Saeb Erekat, s’adresse aux médias suite à une réunion avec des diplomates dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 30 janvier 2019. (Abbas Momani/AFP)

Ramallah a également dénoncé le rôle de Washington dans les récents accords de paix entre Israël et les Emirats arabes unis et le Bahreïn, accords qu’il a qualifiés de méprisables et de trahison de la part des Etats du Golfe.

Récemment, l’AP a accusé l’administration d’avoir orchestré les décisions de la Serbie et du Kosovo d’établir des ambassades à Jérusalem.

« La Palestine est devenue une victime des ambitions électorales du président Trump, dont l’équipe prendrait, pour obtenir sa réélection, n’importe quelle mesure, aussi destructrice soit-elle pour la paix et pour un ordre mondial fondé sur des règles », avait alors accusé Erekat.

Les États-Unis affirment continuer de s’efforcer de ramener les Palestiniens à la table des négociations autour du plan de paix de l’administration Trump. Les responsables américains ont déclaré précédemment que le plan était davantage un plan directeur plutôt qu’un document final, mais les Palestiniens ont rejeté d’emblée la proposition, la considérant comme fortement biaisée à l’égard d’Israël, et ont refusé d’en discuter.

Trump lui-même a déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaitait que les Palestiniens fassent la paix avec Israël sur la base du plan, qui alloue environ 70 % de la Cisjordanie aux Palestiniens pour un État démilitarisé sous le contrôle général de la sécurité israélienne, avec quelques échanges de terres supplémentaires, et une présence mineure dans les quartiers arabes de Jérusalem à l’extérieur de la barrière de sécurité.

Le traité de paix entre Israël et les EAU signé le mois dernier suspend indéfiniment les plans israéliens d’annexion des 30 % restants de la Cisjordanie, couvrant toutes les implantations et la vallée du Jourdain, un processus que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait l’intention de lancer au début de l’été.

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