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Abus sexuels : Lapid soutient Stern suite à des propos controversés

Le ministre des Renseignements avait dit qu'il avait déchiré des plaintes anonymes quand il était à la tête des ressources humaines de Tsahal

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Yair Lapid (à droite) et la nouvelle recrue de Yesh Atid, le député Elazar Stern, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 18 janvier 2015. (Crédit : Ben Kelmer/FLASH90)
Yair Lapid (à droite) et la nouvelle recrue de Yesh Atid, le député Elazar Stern, lors d'une conférence de presse à Tel Aviv, le 18 janvier 2015. (Crédit : Ben Kelmer/FLASH90)

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a apporté son soutien au ministre des Renseignements, Elazar Stern, qui est issu de sa formation Yesh Atid, suite à l’indignation entraînée par des propos de ce dernier, prononcés dans la journée de dimanche. Il avait ainsi déclaré avoir « déchiré » de nombreuses plaintes anonymes quand il était à la tête du bureau des ressources humaines de l’armée israélienne, semblant indiquer qu’il évoquait notamment d’éventuelles plaintes pour agression sexuelle.

Pour tenter de se rattraper, Stern a fait le tour des principaux plateaux télévisés dimanche soir, s’excusant au cas où ses propos auraient été offensants. Il a déclaré que, bien qu’il avait déchiré des plaintes anonymes, celles-ci n’avaient jamais porté sur des allégations d’agressions sexuelles.

Selon un communiqué de Yesh Atid, au cours d’une rencontre avec Lapid, lundi matin, Stern – l’un des principaux candidats à la présidence de l’Agence juive – a souligné que « toute plainte pour harcèlement qui est remontée jusqu’à mon bureau a été immédiatement prise en charge avec le plus grand sérieux ». Le communiqué a ajouté que « les paroles qui ont été prononcées ne se sont référées qu’aux plaintes déposées par les soldats, les uns contre les autres, dans le contexte de querelles concernant des promotions ».

Stern a aussi nié avoir menacé une femme de rendre sa vie « sombre et amère » et de l’exclure de l’armée parce qu’elle avait porté plainte pour agression sexuelle contre un officier qui était alors son commandant, a ajouté le communiqué.

Lapid a expliqué, suite à la réunion entre les deux hommes, que « Yesh Atid est un parti qui se distingue par une tolérance zéro pour le harcèlement sexuel. Nous pensons que les femmes doivent être protégées et qu’elles doivent pouvoir porter plainte de la manière qu’elles considéreront comme appropriée ».

Selon le ministre des Affaires étrangères, « si Stern avait dit avoir déchiré des plaintes pour harcèlement sexuel, nous lui aurions fait nos adieux dans la foulée. Mais il n’a pas dit cela, et il ne croit pas en cela ».

Pendant l’interview qui avait été diffusée dimanche à la radio et alors que la conversation portait clairement sur les accusations de harcèlement sexuel, le ministre avait répondu « oui » à plusieurs reprises quand il lui avait été demandé s’il avait déchiré des lettres anonymes. Lorsqu’il lui avait été demandé s’il faisait référence à des plaintes déposées spécifiquement par des femmes, Stern avait déclaré « ne pas se souvenir exactement si c’était des femmes ».

Stern était commandant de l’École des officiers de Tsahal, établissement d’enseignement le plus important de l’armée. Il avait ensuite été à la tête du Corps de l’éducation et de la jeunesse et de la Direction des ressources humaines, avant d’entrer à la Knesset en 2013. Il est ministre des Renseignements depuis juin.

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