Affaire Epstein : des perquisitions dans l’appartement parisien du financier
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Affaire Epstein : des perquisitions dans l’appartement parisien du financier

Ces perquisitions ont été réalisées dans le cadre de l'enquête pour "viols" et "agressions sexuelles" dans le volet français du scandale qui a éclaté aux Etats-Unis

L'immeuble parisien qui abrite l'appartement du financier américain dans le 16ème arrondissement de la capitale française, le 13 août 2019. (Crédit : AP/Francois Mori)
L'immeuble parisien qui abrite l'appartement du financier américain dans le 16ème arrondissement de la capitale française, le 13 août 2019. (Crédit : AP/Francois Mori)

Des perquisitions ont été menées dans l’appartement parisien du financier américain Jeffrey Epstein, soupçonné d’abus sexuels sur mineures et mort en août en prison, ainsi qu’au sein de l’agence de mannequins Karin Models, fondée par un de ses anciens proches, le Français Jean-Luc Brunel, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Paris.

Ces deux perquisitions ont été réalisées dans le cadre de l’enquête pour « viols » et « agressions sexuelles », notamment sur mineures, ouverte le 23 août par le parquet de Paris dans le volet français de ce scandale qui a éclaté aux Etats-Unis.

La première, à l’agence Karin Models, a eu lieu le 17 septembre, tandis que la seconde, au domicile de Jeffrey Epstein situé sur la très chic avenue Foch, a débuté lundi. Selon une source proche du dossier, cette perquisition, qui a commencé lundi après-midi, s’est terminée à 2H00 GMT du matin mardi.

Contactée par l’AFP, l’agence s’est refusée à tout commentaire.

Karin été fondée en 1978 par Jean-Luc Brunel, dont le nom figurait déjà dans l’enquête américaine visant le multimillionnaire. Une des principales plaignantes aux Etats-Unis, Virginia Giuffre, a affirmé avoir été forcée à avoir des rapports sexuels avec M. Brunel.

Jeffrey Epstein, le 28 mars 2017. (Crédit : New York State Sex Offender Registry via AP)

Dans une première procédure aux Etats-Unis, close en 2007, deux femmes l’avaient déjà accusé de jouer le rôle de rabatteur pour Jeffrey Epstein, amenant aux Etats-Unis des « jeunes filles » venues de milieux modestes en leur faisant miroiter des jobs dans le mannequinat.

Début septembre, une ancienne top model néerlandaise l’a par ailleurs accusé de viol au début des années 1990, dans une lettre envoyée au procureur de la République de Paris.

Au moins trois femmes ont été récemment entendues par les enquêteurs français sur cette affaire. Le parquet de Paris a par ailleurs lancé le 11 septembre un appel à témoins.

L’association Innocence en danger a pour sa part transmis au parquet plusieurs témoignages émanant, selon elle, principalement de victimes d’actes « commis sur le sol français » par M. Epstein, qui se serait suicidé à l’âge de 66 ans.

Le financier américain, qui se rendait régulièrement en France, avait été arrêté le 6 juillet et inculpé à New York pour avoir organisé, entre 2002 à 2005, un réseau constitué de dizaines de jeunes filles, certaines collégiennes, avec lesquelles il aurait eu des rapports sexuels contraints dans ses nombreuses propriétés, notamment à Manhattan et en Floride.

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