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Al-Maliki : Aucun « miracle » attendu des pourparlers à Moscou avec le Hamas sur un gouvernement unifié

Selon le ministre, "le moment n'est pas venu d'avoir un gouvernement dont le Hamas fait partie car il serait alors boycotté"

Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, s'exprimant lors d'une conférence de presse en marge de la 55e session du Conseil des droits de l'Homme, à Genève, en Suisse, le 28 février 2024. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, s'exprimant lors d'une conférence de presse en marge de la 55e session du Conseil des droits de l'Homme, à Genève, en Suisse, le 28 février 2024. (Crédit : Fabrice Coffrini/AFP)

Le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne (AP), Riyad al-Maliki, déclare qu’il ne s’attend pas à des « miracles » lors des pourparlers organisés à Moscou pour discuter de la formation d’un gouvernement palestinien unifié et de la reconstruction de Gaza.

Les discussions entre les représentants du groupe terroriste palestinien du Hamas et du Fatah, qui doivent avoir lieu demain dans la capitale russe, surviennent quelques jours après la démission du Premier ministre de l’AP, Mohammad Shtayyeh, ainsi que du reste du cabinet qu’il dirigeait.

Selon al-Maliki, ce remaniement visait à renforcer le soutien en faveur d’un rôle accru de l’AP à la suite de la guerre menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza. Al-Maliki et les autres ministres sortants restent à leur poste jusqu’à la nomination d’un nouveau cabinet.

« Nous espérons qu’il y aura de bons résultats en termes de compréhension mutuelle entre toutes les factions sur la nécessité de soutenir un tel gouvernement technocratique qui émergera », souligne al-Maliki à propos des pourparlers.

« Bien sûr, nous ne nous attendons pas à ce que des miracles se produisent lors d’une simple réunion à Moscou, mais je pense que la réunion de Moscou devrait être suivie par d’autres réunions dans la région. »

Al-Maliki, qui s’exprime en marge du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies à Genève, affirme que la démission du gouvernement visait à empêcher les partenaires internationaux de dire que l’AP ne coopérait pas avec les appels au remaniement qui lui étaient lancés.

« Nous voulons montrer que nous sommes prêts à nous engager et à être prêts, afin de ne pas être perçus comme un obstacle à la mise en œuvre de tout processus qui devrait se poursuivre », explique-t-il.

Al-Maliki accuse également le Conseil de sécurité de l’ONU d’avoir « laissé tomber » le peuple palestinien en raison de son incapacité à se mettre d’accord sur une résolution relative à une trêve, faisant ainsi écho aux commentaires du chef de l’ONU, Antonio Guterres, qui a déclaré que l’autorité de l’organe avait été « peut-être fatalement » sapée par son manque d’unité sur la question.

« Aujourd’hui, à Gaza, il semble que le cessez-le-feu soit un objectif farfelu à atteindre », poursuit al-Maliki. « En conséquence, nous voyons des gens mourir. »

« Je pense qu’il (le Hamas ndlr) soutient la création d’un gouvernement technocratique », a-t-il estimé.

Selon le ministre, « le moment n’est pas venu d’avoir un gouvernement dont le Hamas fait partie car il serait alors boycotté », a-t-il souligné.

« Nous voulons être acceptés et nous engager pleinement auprès de la communauté internationale. Nous voulons leur contribution, leur aide, afin que nous puissions fournir, avant tout, les services nécessaires à notre peuple, des services d’urgence », a expliqué le ministre.

« Ensuite, parler de la manière dont nous pouvons reconstruire Gaza après une destruction aussi dévastatrice. C’est la priorité. Plus tard, lorsque la situation sera favorable, nous pourrons alors envisager » l’option d’un gouvernement de coalition, a-t-il précisé.

Une fois la situation stabilisée, « à la fin, nous pourrons peut-être penser aux élections et après les élections, le résultat des élections déterminera le type de gouvernement qui gouvernera plus tard l’Etat de Palestine », a-t-il ajouté.

« Mais la première chose à faire est de savoir comment sauver la situation, comment sauver des vies palestiniennes innocentes, comment arrêter cette guerre insensée et comment protéger le peuple palestinien », a souligné le ministre.

« Il est important d’assurer une protection, d’empêcher de nouveaux déplacements de personnes et il est important de collaborer avec la communauté internationale et de faire participer les pays capables de fournir un soutien politique et financier », a-t-il encore déclaré.

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