Allemagne: procès pour 12 néo-nazis soupçonnés d’avoir projeté des attentats
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Allemagne: procès pour 12 néo-nazis soupçonnés d’avoir projeté des attentats

Les hommes sont accusés d'avoir participé à une "organisation terroriste", ou de l'avoir soutenue, et "d'infraction à la législation sur les armes"

Illustration : Des manifestants brandissent des drapeaux allemands à un rassemblement du mouvement de droite "Pro Chemnitz", du parti d'extrême-droite AfD et du parti anti-islam Pegida à Chemnitz, le 1 septembre 2018. (Crédit : AFP PHOTO / John MACDOUGALL)
Illustration : Des manifestants brandissent des drapeaux allemands à un rassemblement du mouvement de droite "Pro Chemnitz", du parti d'extrême-droite AfD et du parti anti-islam Pegida à Chemnitz, le 1 septembre 2018. (Crédit : AFP PHOTO / John MACDOUGALL)

Le parquet général allemand a mis en accusation douze extrémistes de droite présumés, soupçonnés d’avoir voulu fomenter des attentats contre des responsables politiques, des réfugiés et des musulmans dans le pays, ont indiqué des sources judiciaires à l’AFP.

Les douze hommes sont accusés d’avoir participé à une « organisation terroriste », ou de l’avoir soutenue, et « d’infraction à la législation sur les armes », ont précisé ces sources, confirmant une information de la radio régionale SWR.

Il reviendra désormais au tribunal de Stuttgart de fixer la date de leur procès.

Le groupuscule, créé en septembre 2019, avait été démantelé en février et leurs membres incarcérés dans le cadre d’une vaste enquête antiterroriste marquée par une série de perquisitions dans toute l’Allemagne.

L’un d’entre eux s’est entretemps suicidé en prison, selon les médias.

Leur objectif: perpétrer des attentats contre des personnalités politiques, des demandeurs d’asile et des musulmans afin de provoquer « des conditions similaire à une guerre civile » dans le pays, avait indiqué le parquet à l’époque.

Les hommes, tous allemands, s’étaient plusieurs fois réunis pour parler de leurs plans et communiquaient régulièrement via des groupes de messagerie.

Selon des recherches du journal Bild et de l’hebdomadaire der Spiegel, le groupuscule visait en particulier les lieux de culte musulmans pendant les prières sur le modèle de l’attentat de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui a causé la mort de 51 personnes dans deux mosquées l’an dernier. Ils entendaient utiliser des armes semi-automatiques notamment.

Les enquêteurs ont eu connaissance de leur projet grâce à un informateur infiltré dans le groupe.

Lors des perquisitions, ils avaient retrouvé des « couteaux », « arbalètes », des « grenades », mais aussi un « fusil de chasse » et un « pistolet ».

Les autorités allemandes s’inquiètent de la montée d’un terrorisme d’extrême droite en particulier depuis le meurtre d’un élu allemand pro-migrants, membre du parti de la chancelière Angela Merkel, en juin 2019.

En octobre de la même année, un néo-nazi avait tenté de commettre un attentat dans une synagogue de Halle. Faute de pouvoir y pénétrer, il avait abattu une passante et le client d’un restaurant de sandwichs kébabs.

Le ministre de l’Intérieur Horst Seehofer avait dans la foulée annoncé la création de quelque 600 nouveaux postes de policiers affectés à la lutte contre la « menace croissante » du terrorisme d’extrême droite dans le pays.

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