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Allemagne : Un leader d’extrême droite sera jugé pour un slogan nazi

Björn Höcke, responsable de l'AfD en Thuringe, comparaîtra pour avoir déclaré "Tout pour notre patrie, tout pour la Saxe-Anhalt, tout pour l'Allemagne", lors d'un meeting électoral

Le président du groupe parlementaire du parti d'extrême droite AfD en Thuringe, Björn Höcke, au Parlement du Land de Thuringe à Erfurt, dans l'est de l'Allemagne, avant les élections du Premier ministre de Thuringe, le 5 février 2020. (Crédit : JENS SCHLUETER / AFP)
Le président du groupe parlementaire du parti d'extrême droite AfD en Thuringe, Björn Höcke, au Parlement du Land de Thuringe à Erfurt, dans l'est de l'Allemagne, avant les élections du Premier ministre de Thuringe, le 5 février 2020. (Crédit : JENS SCHLUETER / AFP)

Une des figures du parti allemand d’extrême droite AfD, en hausse dans les sondages, sera jugé pour l’utilisation d’une formule inspirée d’un slogan nazi lors d’un meeting électoral, a-t-on indiqué mercredi de source judiciaire.

Björn Höcke, responsable de l’AfD en Thuringe, région où ce parti rêve d’accéder au pouvoir en 2024, est renvoyé en justice après que le tribunal de Halle (est) a validé l’acte d’accusation à son encontre pour utilisation de symboles contraires à la constitution.

En Allemagne, où la loi interdit formellement l’utilisation de slogans de l’époque nazie ou l’exhibition en public de symboles du IIIe Reich, ce délit est passible de peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison.

Höcke, 51 ans, comparaîtra pour avoir déclaré « Tout pour notre patrie, tout pour la Saxe-Anhalt, tout pour l’Allemagne », lors d’un meeting électoral fin mai 2021 à Merseburg.

Or, « Tout pour l’Allemagne » était un slogan connu de la Section d’assaut (SA) du parti national-socialiste.

Le dirigeant régional de l’AfD fait partie de l’aile la plus radicale du parti, surveillée de près par les services de renseignements.

Pour l’utilisation du même slogan sur une affiche de campagne, découverte vendredi, la police de Passau, en Bavière (sud), a annoncé lundi avoir ouvert une enquête à l’encontre d’un autre homme politique de l’AfD, candidat aux élections locales qui se tiendront le 8 octobre.

Le parti d’extrême droite, entré au Parlement en 2017, connaît une poussée dans des sondages récents qui le placent en deuxième position, derrière les conservateurs de la CDU mais devant le parti social-démocrate (SPD) du chancelier Olaf Scholz.

Ses scores sont encore plus élevés dans les États régionaux de l’Est de l’Allemagne, dont fait partie la Thuringe et où des élections régionales se tiendront l’an prochain. L’AfD compte sur ces scrutins pour concrétiser sa percée.

En Allemagne, cette progression s’accompagne d’une remise en cause de la culpabilité nationale qui a dominé l’après-guerre, de la banalisation de symboles nazis ou d’une tendance à relativiser leurs crimes.

Fin juillet, des inconnus avaient remplacé le drapeau arc-en-ciel hissé en permanence à la gare de Neubrandenbourg (est) par un étendard avec une croix gammée.

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