Rechercher

Américains et Palestiniens relancent le dialogue économique après 5 ans de pause

Le sujets abordés comprennent le développement des infrastructures, l'accès aux marchés américains, le libre-échange, les questions financières, et les énergies renouvelables

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le vice-président américain de l'époque, Joseph Biden, (à gauche), en compagnie du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avant leur rencontre dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 10 mars 2010. (AP/Tara Todras-Whitehill/File)
Le vice-président américain de l'époque, Joseph Biden, (à gauche), en compagnie du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avant leur rencontre dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 10 mars 2010. (AP/Tara Todras-Whitehill/File)

Des responsables américains et palestiniens se sont rencontrés virtuellement mardi pour la relance du « dialogue économique américano-palestinien », qui n’a pas réussi à se réunir sous l’administration Trump, période où les relations entre Washington et Ramallah se sont détériorées pour atteindre un niveau historiquement bas.

Les responsables d’un large éventail de bureaux gouvernementaux des deux parties ont discuté « du développement des infrastructures, de l’accès aux marchés américains, des réglementations américaines, du libre-échange, des questions financières, des énergies renouvelables et des initiatives environnementales, de la mise en relation des entreprises palestiniennes et américaines, et de l’élimination des obstacles au développement économique palestinien », indique un communiqué du département d’État.

Il s’agit de la dernière mesure prise par l’administration Biden pour renforcer les liens avec les Palestiniens. Depuis son entrée en fonction en janvier dernier, le président américain Joe Biden a renouvelé des centaines de millions de dollars d’aide humanitaire à la Cisjordanie, à la bande de Gaza et à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA. Il a également rétabli des liens officiels avec Ramallah, qui a quasiment rompu ses relations avec Washington après que l’ancien président Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël fin 2017.

Des responsables de l’administration Biden ont tenu des réunions régulières avec leurs homologues palestiniens, et l’Autorité palestinienne a même commencé à discuter avec l’ambassade des États-Unis à Jérusalem après l’annonce par l’administration Biden de la réouverture du consulat américain dans la ville, qui a longtemps servi de mission de facto auprès des Palestiniens avant d’être fermé par Trump en 2019.

Israël a repoussé le plan et la Maison Blanche n’a pas encore présenté de calendrier indiquant quand elle espère le voir aboutir. La vice-présidente Kamala Harris s’est également engagée pendant la campagne à ce que l’administration rouvre le bureau diplomatique de l’OLP à Washington. Mais cela n’a pas encore été concrétisé.

La réunion de l’USPED de mardi – la première en cinq ans – a vu les participants s’engager à « élargir et approfondir la coopération et la coordination [américano-palestinienne] dans une variété de secteurs », a déclaré le département d’État.

Une élève palestinienne passe devant l’aide humanitaire de l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA) et de l’USAID, le 6 juin 2010, dans le camp de réfugiés de Shatie, dans la ville de Gaza. (AP Photo/Lefteris Pitarakis, File)

« La croissance de l’économie palestinienne jouera également un rôle essentiel dans la réalisation de notre objectif politique primordial : une solution négociée à deux États, avec un État palestinien viable vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité », peut-on lire dans une déclaration du secrétaire adjoint américain aux affaires proche-orientales, Yael Lempert, qui a dirigé la partie américaine du dialogue.

Mme Lempert a été rejointe par le secrétaire adjoint américain pour les affaires israéliennes et palestiniennes, Hady Amr, le chef de l’unité des affaires palestiniennes américaines, George Noll, et le secrétaire adjoint au Trésor, Eric Meyer, entre autres.

La partie palestinienne était dirigée par le ministre de l’économie de l’AP, Khaled Al-Osaily, et comprenait également le ministre des Technologies de l’information et de la communication, Ishaq Sider, le gouverneur de l’Autorité monétaire palestinienne, Feras Melhem, et le président de l’Autorité palestinienne de l’énergie et des ressources naturelles, Zafer Melhem.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...