Israël en guerre - Jour 147

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Amir Yaron exhorte la coalition à s’attaquer aux problèmes économiques

Moody's a abaissé la notation de crédit d'Israël, qui est passée de A1 à A2, et elle a changé sa perspective à "négative" en citant notamment la guerre en cours contre les terroristes du Hamas

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le gouverneur de la Banque centrale d'Israël, Amir Yaron, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à la Banque d'Israël, à Jérusalem, le 2 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le gouverneur de la Banque centrale d'Israël, Amir Yaron, s'exprimant lors d'une conférence de presse, à la Banque d'Israël, à Jérusalem, le 2 janvier 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le gouverneur de la Banque d’Israël Amir Yaron a exhorté dimanche le gouvernement à s’attaquer à la question des priorités budgétaires et aux problèmes économiques après que l’agence de notation américaine Moody’s a rétrogradé son évaluation concernant Israël vendredi soir.

Moody’s a abaissé la notation de crédit d’Israël, qui est passée de A1 à A2, et elle a changé sa perspective à « négative » en citant la guerre en cours contre le groupe terroriste du Hamas, à Gaza, et le fardeau de la dette gouvernementale.

Yaron a ainsi vivement recommandé au gouvernement et à la Knesset « d’agir pour s’attaquer aux difficultés économiques » évoquées dans le rapport de l’agence qui a entraîné ce déclassement, de manière à regagner la confiance des marchés et des firmes de notation.

« La Banque d’Israël a d’ores et déjà présenté plusieurs plans d’action notamment concernant l’approbation du budget 2024 à la Knesset avec tous les ajustements nécessaires », a écrit Yaron dans un communiqué.

Le gouverneur de la Banque d’Israël a fait remarquer que les raisons à l’origine de cette rétrogradation étaient « l’incertitude sur le moment où s’arrêtera cette guerre et sur son issue, et l’impact que la guerre aura sur la volonté du gouvernement et de la Knesset en matière de gestion des problématiques économiques et sociales déterminantes dans le pays et de changement de la situation fiscale ».

« L’économie israélienne est basée sur des fondations économiques solides et saines et le pays est leader dans le monde dans les secteurs de l’innovation et de la technologie », a rappelé Yaron. « Nous avons su nous redresser après des périodes difficiles, dans le passé, et retrouver rapidement la prospérité et l’économie israélienne a la force suffisante pour garantir que cela sera une nouvelle fois le cas ».

Les titres israéliens ont quant à eux baissé dimanche, avec à leur tête les actions bancaires et d’assurances. L’indice boursier de Tel Aviv, le TA-125, et l’indice Blue-Chip ont chuté de plus de 1 % dans les transactions de la matinée à Tel Aviv. L’indice concernant les cinq plus importantes banques israéliennes a fait une chute de 1,9 % et celui des services d’assurance et financiers a baissé de 1,5 %.

« Le marché local a anticipé une baisse de la notation mais ce qu’il n’a pas anticipé, c’est la perspective négative qui a été décidée dans ce contexte », selon Yaniv Pagot, chef des transactions boursières à Tel Aviv. « Le carton orange reçu dans le cadre de cette baisse oblige le gouvernement à prendre des initiatives urgentes de manière à empêcher un effet boule de neige qui entraînerait de nouvelles baisses à l’avenir ».

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