Ankara : La normalisation des relations dépend d’Israël
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Ankara : La normalisation des relations dépend d’Israël

La Turquie, proche du Hamas, exige "un allègement ou une levée du blocus de Gaza" ; La normalisation serait annoncée le 26 juin prochain

Mevlüt Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Mevlüt Cavusoglu, ministre turc des Affaires étrangères. (Crédit : capture d'écran YouTube)

La normalisation des relations entre la Turquie et Israël dépend de l’attitude de ce pays lors des prochaines discussions bilatérales, a déclaré mercredi le ministre turc des Affaires turc.

« Un accord pourra être conclu à la prochaine réunion en fonction des mesures prises par Israel », a déclaré le ministre Mevlut Cavusoglu lors d’une conférence de presse à Ankara, sans préciser quand se tiendrait une telle rencontre.

« Nos conditions ne sont pas très compliquées », a déclaré M. Cavusoglu, « elles doivent être satisfaites de même que notre demande d’excuses » l’a été.

La presse estime qu’elle aura lieu dimanche entre les deux pays en froid depuis 2010.

Le quotidien israélien Haaretz a indiqué mardi que c’est dans une capitale européenne que les négociateurs turcs et israéliens devaient se retrouver dimanche.

Interrogé par l’AFP, le ministère turc des Affaires étrangères n’a ni confirmé ni démenti une telle rencontre. Le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus a évoqué pour sa part sur la télévision privée NTV des « progrès certains », tout en ajoutant que « l’accord (de normalisation) n’avait pas encore atteint son ultime étape ».

« Cela va arriver, si Dieu le veut, dans la direction que nous souhaitons. La Turquie ne fera pas de concessions », a-t-il dit, rappelant l’une des conditions demandées par Ankara à une normalisation : « un allègement ou une levée du blocus de Gaza », territoire palestinien devenu « une prison à ciel ouvert » selon Kurtulmus.

Khaled Meshaal (à gauche) et le Premier ministre turc d'alors Ahmet Davutoglu. Photographie publiée le 27 décembre 2014 par le bureau du Premier ministre turc. (Crédit : AFP PHOTO/HO/PMO/HAKAN GOKTEPE)
Khaled Meshaal (à gauche) et le Premier ministre turc d’alors Ahmet Davutoglu. Photographie publiée le 27 décembre 2014 par le bureau du Premier ministre turc. (Crédit : AFP PHOTO/HO/PMO/HAKAN GOKTEPE)

Avant toute normalisation des relations, Israël a exigé de la Turquie qu’elle n’abrite plus Saleh al-Aruri, l’un des dirigeants du Hamas accusé par l’Etat hébreu d’avoir planifié l’enlèvement et le meurtre de trois Israéliens en 2014.

Celui-ci vivait à Istanbul depuis 2010 et le journal turc Karar affirme que ce responsable du Hamas, mouvement terroriste palestinien soutenu par le régime islamo-conservateur turc, aurait été prié par les autorités turques de quitter le pays il y a quelques mois pour le Qatar.

Le chef du Hamas, Khaled Meshaal, est régulièrement reçu par le président truc Recep Tayyip Erdogan.

Le chef de la diplomatie turque a tenu à souligner mercredi que les rapports d’Ankara avec le Hamas « ne sont pas clandestins » et que ceux-ci seront maintenus dans l’intérêt d’une paix au Proche-Orient et de la réconciliation interpalestinienne.

Il a toutefois exclu toute condition au sujet du Hamas dans le cadre des efforts de normalisation avec l’Etat hébreu.

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