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Après 14 ans de rupture, l’Iran et la Gambie rétablissent leur canal diplomatique

La rupture était actée en 2010 pour une affaire de livraisons d'armes en partance de l'Iran, alors sous sanctions internationales

L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad (à droite) serre la main de l'ancien président gambien Yahya Jammeh (à gauche) à Téhéran, le 2 décembre 2006. En 2010, la Gambie rompt ses liens diplomatiques avec l'Iran. (Photo by BEHROUZ MEHRI / AFP)
L'ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad (à droite) serre la main de l'ancien président gambien Yahya Jammeh (à gauche) à Téhéran, le 2 décembre 2006. En 2010, la Gambie rompt ses liens diplomatiques avec l'Iran. (Photo by BEHROUZ MEHRI / AFP)

L’Iran a annoncé lundi la reprise des relations avec la Gambie après près de 14 ans de rupture.

« À la suite de la réunion des hauts responsables de la République islamique d’Iran et de la République de Gambie, les deux parties ont décidé d’annoncer la reprise des relations diplomatiques le 29 juillet 2024, afin de préserver les intérêts des deux pays », a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Celui-ci a été publié à l’issue d’une réunion entre le chef par intérim de la diplomatie iranienne, Ali Bagheri, et son homologue gambien, Mamadou Tangara.

M. Tangara se trouve actuellement à Téhéran pour assister à la cérémonie d’investiture prévue mardi du président iranien récemment élu Massoud Pezeshkian.

La Gambie avait rompu ses liens avec Téhéran en novembre 2010, après que le Nigeria a dit avoir intercepté un navire transportant une cargaison d’armes de l’Iran pour Banjul, en violation des sanctions internationales liées à son programme nucléaire illégal.

Téhéran avait indiqué que la cargaison était envoyée par une société privée et qu’elle était légale.

Banjul avait formellement démenti en être le destinataire et avait alors demandé aux représentants officiels de l’Iran de quitter la Gambie.

L’Iran avait par la suite accusé les États-Unis de faire pression sur la Gambie pour qu’elle coupe ses liens avec Téhéran.

Début 2011, le Nigeria a jugé Azim Aghajani, un membre présumé des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, et un ressortissant nigérian pour cette affaire.

Ils ont été condamnés en 2013 à cinq ans de prison pour trafic illégal d’armes.

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