Après l’accord militaire, les Etats-Unis et Israël saluent leurs « relations indéfectibles »
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Après l’accord militaire, les Etats-Unis et Israël saluent leurs « relations indéfectibles »

L’accord, signé à Washington, dotera Israël de 3,8 milliards de dollars par an entre 2018 et 2028

La signature du protocole d'accord sur l'aide militaire entre les Etats-Unis et Israël, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran de la diffusion en direct du département d'Etat)
La signature du protocole d'accord sur l'aide militaire entre les Etats-Unis et Israël, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran de la diffusion en direct du département d'Etat)

WASHINGTON – Les responsables israéliens et américains ont salué « les liens indestructibles » entre les deux pays mercredi, à l’occasion de la signature de l’une des aides militaires les plus importantes jamais accordées à un pays au cours de l’histoire.

L’aide militaire, également appelée protocole d’accord, « constitue l’engagement d’aide militaire unique le plus important » jamais signé, a déclaré le département d’Etat avant la cérémonie de signature dans la Salle des Traités du département d’Etat.

La nouvelle aide dotera Israël de 3,8 milliards de dollars, contre 3 milliards dans le cadre de l’accord précédent, et prendra effet en 2018 et ce jusqu’en 2028.

Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale d’Israël, Yaakov Nagel, qui est arrivé mardi à Washington, a signé l’accord au nom d’Israël. Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale américaine, et Thomas Shanon, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires politiques, ont signé au nom des Etats-Unis.

Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale d'Israël, Yaakov Nagel,  et Thomas Shanon, sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires politiques, après la signature de l'accord d'aide militaire israélo-américain au département d'Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)
Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale d’Israël, Yaakov Nagel, et Thomas Shanon, sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires politiques, après la signature de l’accord d’aide militaire israélo-américain au département d’Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)

Le secrétaire d’état américain, John Kerry, est apparu à la fin de la cérémonie, après la signature.

Des responsables américains et israéliens étaient présents aux côtés de dirigeants de la communauté juive américaine. L’ambassadeur Israélien aux Etats-Unis Ron Demer, l’ambassadeur américain en Israël Dan Shapiro, la présidente de l’AIPAC Lillian Pinkus, le directeur général de l’AIPAC Howard Kohr et le président de la Ligue anti-diffamation, Jonathan Greenblatt, étaient également présents.

Pendant la cérémonie, Nagel a déclaré que « ce financement sans précédent » renforcerait « la remarquable » alliance entre les Etats-Unis et Israël, et fournirait à l’Etat juif l’avantage militaire qualitatif nécessaire face à ses adversaires régionaux.

Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale d'Israël, Yaakov Nagel pendant la signature de l'accord d'aide militaire israélo-américain au département d'Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran de la diffusion en direct du département d'Etat)
Le dirigeant du Conseil de sécurité nationale d’Israël, Yaakov Nagel pendant la signature de l’accord d’aide militaire israélo-américain au département d’Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d’écran de la diffusion en direct du département d’Etat)

« L’aide militaire que les Etats Unis ont généreusement accordée à Israël n’est pas prise pour acquis, et nous aidera à nous charger de l’énorme fardeau militaire auquel nous sommes confrontés », a-t-il déclaré pendant la cérémonie, organisée au département d’état à Washington.

« Elle permettra à Israël de mieux de se défendre, par lui-même, contre une attaque », a-t-il ajouté, utilisant une expression axiomatique sur les capacités militaires nécessaires d’Israël et envers lesquelles la politique américaine est engagée depuis longtemps.

La signature de l'accord d'aide militaire israélo-américain au département d'Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)
La signature de l’accord d’aide militaire israélo-américain au département d’Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)

L’ambassadeur Rice, qui représentait le président Barack Obama à la cérémonie, a décrit l’aide militaire comme « un engagement sans précédent envers la sécurité d’Israël » et a affirmé qu’ »aucune autre administration américaine n’avait fait plus pour la sécurité d’Israël dans l’Histoire. »

« Je suis ravie de me joindre à vous alors que nous réaffirmons les liens indestructibles entre les Etats-Unis et Israël », a-t-elle affirmé, avant de reconnaitre qu’il y avait eu des tensions entre les deux parties au cours des négociations.

« Comme toute discussion entre amis, ces pourparlers ont connu leurs péripéties, mais je pense qu’au final, le résultat parle pour lui-même » a-t-elle ajouté.

Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis, pendant la signature de l'accord d'aide militaire israélo-américain au département d'Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d'écran de la diffusion en direct du département d'Etat)
Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale des Etats-Unis, pendant la signature de l’accord d’aide militaire israélo-américain au département d’Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : capture d’écran de la diffusion en direct du département d’Etat)

Rice a également saisi l’occasion pour souligner la conviction de l’administration d’Obama sur l’accord nucléaire iranien qui améliorerait la sécurité d’Israël, et a répété son engagement envers une solution à deux états pour en finir avec le conflit israélo-palestinien.

« Alors que nous renforçons la sécurité d’Israël pour les dix ans à venir, nous restons également engagés envers la sécurité d’Israël sur le long terme, a-t-elle déclaré. C’est pourquoi nous avons travaillé avec nos partenaires internationaux pour conclure un accord nucléaire avec l’Iran qui a contré chacune des voies avec lesquelles l’Iran aurait pu obtenir l’arme nucléaire, que nous continuerons à appliquer fermement. »

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry (à gauche) et l'ambassadeur d'Israël aux Etats-Unis Ron Dermer après la signature de l'accord d'aide militaire israélo-américain au département d'Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)
Le secrétaire d’Etat américain John Kerry (à gauche) et l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis Ron Dermer après la signature de l’accord d’aide militaire israélo-américain au département d’Etat, le 14 septembre 2016. (Crédit : ambassade israélienne à Washington)

« Voici aussi pourquoi nous continuons à faire pression pour une résolution du conflit israélo-palestinien : deux états pour deux peuples, vivant côte à côte en paix et en sécurité, a-t-elle ajouté. Comme l’a dit le président, le seul moyen pour Israël de durer et de prospérer en tant qu’Etat juif et démocratique passera par la mise en place d’une Palestine viable et indépendante. »

S’exprimant avant la cérémonie, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait remercié les Etats-Unis pour ce nouvel accord entre les deux pays alliés.

Un missile Tamir tiré par la batterie anti-missile du Dôme de Fer pendant un test aux Etats-Unis, en avril 2016. (Crédit : système de défense avancé Rafael)
Un missile Tamir tiré par la batterie anti-missile du Dôme de Fer pendant un test aux Etats-Unis, en avril 2016. (Crédit : système de défense avancé Rafael)

L’accord d’aide est perçu en Israël comme crucial pour contribuer à maintenir son « avantage militaire qualitatif » face à des menaces potentielles, comme un Iran renforcé à présent inondé de liquidités après la levée de nombreuses sanctions l’an dernier après la mise en place d’un accord signé avec les grandes puissances.

Pour les Etats-Unis, Israël représente l’un des rares îlots de stabilité dans une région agitée, ainsi qu’un allié sur les questions non liées au nucléaire dans la région, comme la guerre informatique et les efforts pour maîtriser les groupes terroristes islamistes.

Les technologies de défenses anti-missiles développées en Israël avec des financements américains sont disponible aux sous-traitants militaires américains impliqués dans son développement. Une partie de ces technologies conçues en Israël seront déployées pour protéger les troupes américaines et leurs alliés dans d’autres zones de conflit du monde.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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