Israël et les Etats-Unis progressent sur l’accord d’aide militaire
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Israël et les Etats-Unis progressent sur l’accord d’aide militaire

Après 3 jours de discussions à Washington, les négociateurs se rapprochent d’un accord pour une aide militaire sur 10 ans sans précédent

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le président américain Barack Obama (à gauche)  avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 20 mai 2011. (Crédit : Avi Ohayon/GPO/Flash90)
Le président américain Barack Obama (à gauche) avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, le 20 mai 2011. (Crédit : Avi Ohayon/GPO/Flash90)

Israël et les Etats-Unis ont fait d’importants progrès dans les négociations d’un accord d’aide militaire américaine sur dix ans, et l’accord final devrait être bientôt signé, ont annoncé jeudi des sources gouvernementales israéliennes.

Après trois jours de discussions à huis clos à Washington, « des progrès ont été faits et les écarts ont été réduits » entre les deux parties, selon un responsable diplomatique israélien.

Des sources à Washington ont donné des évaluations similaires des discussions.

« Nous avons fait des progrès et réduit beaucoup des écarts restants. Nous espérons pouvoir conclure un accord final bientôt », a déclaré un responsable à Reuters après la conclusion des négociations mercredi soir.

Yaakov Nagel (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Yaakov Nagel (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Le général de brigade Yaakov Nagel, directeur du Conseil national de sécurité, a rencontré son homologue américain pour travailler sur la version finale d’un nouveau protocole d’accord qui devrait entrer en œuvre en 2018, quand l’accord actuel expirera.

Les négociations ont commencé il y a des mois, dans un contexte de tensions sur l’accord nucléaire iranien signé l’année dernière, auquel Israël s’est fortement opposé. Israël a accusé cet accord, signé entre Téhéran et six puissances mondiales, dont les Etats-Unis, de poser une menace existentielle à Israël et nécessite par conséquent une hausse de l’aide à l’Etat juif.

Le bureau du Premier ministre a annoncé la semaine dernière qu’Israël « accordait une grande valeur à la prédictibilité et la fiabilité de l’aide militaire qu’il reçoit des Etats-Unis et sur le respect des accords bilatéraux. »

« Par conséquent, il n’est pas dans l’intérêt d’Israël qu’il y ait un quelconque changement aux niveaux annuels fixés dans le protocole d’aide sans l’accord de l’administration américaine et du gouvernement israélien », a-t-il ajouté.

Netanyahu a également déclaré la semaine dernière qu’il espérait conclure les négociations avec l’administration Obama, dont le mandat se termine en janvier 2017.

Un missile Tamir tiré par la batterie anti-missile du Dôme de Fer pendant un test aux Etats-Unis, en avril 2016. (Crédit : système de défense avancé Rafael)
Un missile Tamir tiré par la batterie anti-missile du Dôme de Fer pendant un test aux Etats-Unis, en avril 2016. (Crédit : système de défense avancé Rafael)

L’offre américaine qui est actuellement sur la table, décrite en juillet aux membres du Congrès dans une lettre de Susan Rice, conseillère à la sécurité nationale, comprend une promesse d’augmenter substantiellement l’aide, d’une valeur de 30 milliards de dollars, et de signer un nouvel accord qui constituerait « la plus grande promesse d’aide militaire à un pays dans l’histoire américaine ».

La lettre avait été envoyée en réponse à une missive signée en avril par 83 des 100 sénateurs appelant Obama à augmenter l’aide étrangère à Israël et à signer le nouvel accord.

Dans le cadre de l’accord existant, Israël peut dépenser environ 25 % de l’aide qu’il reçoit en dehors des Etats-Unis, et 13 % supplémentaires en carburant pour ses avions ; des permissions qu’aucun autre récipiendaire de l’aide américaine ne reçoit.

Cet accord a débuté dans les années 1980, pour construire l’industrie militaire israélienne, qui a prospéré, aidait Israël à entrer dans le top 10 mondial des exportateurs d’armement, et un concurrent des Etats-Unis.

Dans une concession apparente, Israël n’aurait pas demandé de financement supplémentaire pour les 10 ans en entier, et dans les cinq dernières années, augmentera au fur et à mesure le montant dépensé sur le marché américain tous les ans, jusqu’à ce que le montant total de l’aide soit investi sur le marché intérieur des Etats-Unis.

Israël a déjà indiqué qu’il ne demanderait pas de financement supplémentaire pour 2017, qui fait partie des termes du dernier accord sur 10 ans. L’aide militaire pour 2017 est actuellement fixée à 3,1 milliards de dollars.

Cliff Churgin et Raphael Ahren ont contribué à cet article.

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