Arménie : Profanation du mémorial de la Shoah d’Erevan
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Arménie : Profanation du mémorial de la Shoah d’Erevan

De la peinture rouge a recouvert tous les écrits en hébreu - pas les écrits en arménien - du monument

Le mémorial de la Shoah d’Erevan profané, le 12 février 2021. (Crédit : Rabbi Zamir Isayev / Twitter)
Le mémorial de la Shoah d’Erevan profané, le 12 février 2021. (Crédit : Rabbi Zamir Isayev / Twitter)

Le mémorial de la Shoah d’Erevan, capitale de l’Arménie, a été profané le 12 février dernier, a rapporté le Congrès juif mondial.

Le monument commémore les génocides juif et arménien et est situé dans le parc Oghakadzev de la ville. Il est composé de deux piliers principaux, avec « Vivre et ne pas oublier : À la mémoire des victimes des génocides des peuples arménien et juif » écrit en arménien sur le pilier droit et hébreu sur le pilier gauche. Il avait déjà été profané auparavant. Cette fois, de la peinture rouge a recouvert tous les écrits en hébreu – pas les écrits en arménien.

Hayk Marutyan, maire d’Erevan, a condamné la profanation du monument, a rapporté le magazine Nouvelles d’Arménie. « La profanation sur un monument est un acte totalement inacceptable et condamnable qui devrait être étranger à notre ville », a-t-il déclaré. « Des représentants de différentes origines ont vécu côte à côte à Erevan pendant des siècles, portant fièrement le titre honorable de citoyen d’Erevan, et aucun motif ne peut saper cette solidarité. »

Le vice-président du Parlement a pour sa part évoqué « un crime contre les valeurs universelles ».

« Je suis vraiment désolé, en tant que citoyen arménien, d’origine arménienne, que de telles choses nous arrivent », a quant à lui déclaré William Weiner, artiste arménien et représentant de la communauté juive. « Je ne comprends pas, je ne veux pas comprendre […]. Cela est inacceptable. Je suis convaincu que ce n’est pas l’œuvre d’un Arménien. Je suis convaincu que ça vient de l’extérieur. »

Naira Zohrabyan, membre du Groupe d’amitié Arménie-Israël à l’Assemblée nationale, a également condamné les faits en expliquant que, bien que son parti soit en désaccord avec la politique israélienne, qui a vendu des armes à l’Azerbaïdjan dans le conflit au Haut-Karabagh, rien ne pourrait justifier une telle profanation.

La police a ouvert une enquête suite à l’incident antisémite.

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