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Aryeh Deri promet de rester fidèle au bloc de droite

"Nous n'abandonnerons pas le bloc de droite et le projet du président, a déclaré le président de Shas ; "si l'autre camp n'accepte pas cela - nous aurons d'autres élections"

Aryeh Deri, le chef du parti Shas, accueille des militants alors que les résultats des élections israéliennes sont annoncées au quartier général du parti à Jérusalem, le 9 avril 2019. (Flash90)
Aryeh Deri, le chef du parti Shas, accueille des militants alors que les résultats des élections israéliennes sont annoncées au quartier général du parti à Jérusalem, le 9 avril 2019. (Flash90)

Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri a déclaré jeudi que son parti ultra-orthodoxe Shas ne casserait pas l’alliance du bloc des partis de droite loyaux au Premier ministre Benjamin Netanyahu. Ce bloc affiche un front uni dans des négociations de coalition avec Kakhol lavan.

Deri a déclaré à la radio militaire que la solution d’un gouvernement d’unité proposée par le président Reuven Rivlin était l’option la plus réaliste pour sortir de l’impasse politique actuelle qui a laissé le pays sans gouvernement élu depuis plus d’un an, malgré deux scrutins en avril et septembre.

« Nous n’abandonnerons pas le bloc de droite et le projet du président », a déclaré Deri. « Si l’autre camp n’accepte pas cela – nous aurons d’autres élections. »

Mercredi soir, Rivlin a donné à Benny Gantz, le chef de Kakhol lavan, le mandat pour tenter de former un gouvernement après que Netanyahu a annoncé plus tôt cette semaine au président que, malgré presque un mois de négociations, il n’avait pas réussi à former une majorité de coalition.

Le président Reuven Rivlin , à droite, présente à Benny Gantz, le chef de Kakhol lavan, le mandat pour former un nouveau gouvernement, après l’échec de Benjamin Netanyahu à constituer un gouvernement, à la résidence du Président à Jérusalem, le 23 octobre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Netanyahu avait négocié au nom de partis de droite et religieux qui lui étaient loyaux – dont le Shas, sans lesquels il a déclaré refuser d’entrer dans une coalition. Mais Kakhol lavan avait d’emblée rejeté cette position de négociation.

Kakhol lavan a également dit qu’il n’entrerait pas dans une coalition dirigée par Netanyahu à cause des possibles inculpations du Premier ministre dans trois affaires criminelles. Gantz a également promis de ne pas siéger dans un gouvernement avec des partis ultra-orthodoxes déclarant qu’il voulait former un « gouvernement libéral d’unité ».

Deri a accusé Gantz de tergiverser au lieu d’accepter le projet de gouvernement d’unité proposé par Rivlin dans le cadre duquel le Likud et Kakhol lavan partageraient le pouvoir, et Netanyahu pourrait prendre un congé pour régler de ses problèmes judiciaires s’il devait être inculpé. Gantz pendrait ensuite la relève, avec toute l’autorité du Premier ministre. Le procureur général doit décider s’il va poursuivre Netanyahu d’ici la fin de l’année.

« Nous avons perdu 28 jours à cause de Gantz », a déclaré Deri. « Netanyahu a dit que nous avons besoin d’unité, mais Kakhol lavan a refusé et n’y a pas prêté attention. »

Il a dit que Gantz était intéressé par la proposition de Rivlin, mais le numéro 2 de Kakhol lavan, Yair Lapid, « torpille la démarche ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri lors d’une conférence de presse à Jérusalem, le 3 décembre 2017. (Yonatan Sindel/Flash90)

« Je ne vois pas d’autre cadre que celui proposé par le président », a déclaré Deri.

Deri a également démenti l’information selon laquelle il refusait de rencontrer Gantz pour des négociations mais il a plutôt dit qu’il maintenait la position du bloc que les négociateurs du Likud parleraient au nom de tous les partis.

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