Attaque à la voiture bélier à Akko: une nouvelle vidéo montre un acte délibéré
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Attaque à la voiture bélier à Akko: une nouvelle vidéo montre un acte délibéré

Malik Asadi, 26 ans, qui a blessé 5 personnes dans le nord de la ville, a affirmé qu'il s'agissait d'un accident de la circulation; son avocat dit qu'il est mentalement instable

Vidéo de Malak Asadi au volant de sa voiture, en direction d'un soldat lors d'une attaque à la voiture piégée à Akko le 4 mars 2018. (Capture d'écran: Hadashot)
Vidéo de Malak Asadi au volant de sa voiture, en direction d'un soldat lors d'une attaque à la voiture piégée à Akko le 4 mars 2018. (Capture d'écran: Hadashot)

Les nouvelles images diffusées par la chaîne télévisée Hadashot semblent contredire l’affirmation de Malik Yousef Nahar Asadi, qui assure que sa voiture aurait heurté par accident deux soldats israéliens, un garde-frontière et un civil le 4 mars.

De nouvelles images diffusées dimanche à la télévision israélienne semblaient montrer que le conducteur fonçait dans la ville d’Akko, dans le nord du pays, il y a presque deux mois, délibérément, appuyant la thèse du motif nationaliste plutôt que celle d’un accident de la route.

Dans la vidéo prise par une caméra depuis un autre véhicule, Asadi est vu en train de conduire sa voiture montant sur un trottoir et heurtant un soldat. Il retourne ensuite plusieurs fois à la charge pour tenter de blesser le soldat.

À un moment dans la vidéo, le soldat semble essayer de charger son arme mais n’a pas ouvert le feu.

Selon l’acte d’accusation déposé contre lui en mars, Asadi a ensuite continué à conduire sa voiture à grande vitesse, heurtant plusieurs autres membres des forces de sécurité et un civil.

Dans une autre vidéo de l’incident, Asadi peut être vu évitant les civils qui se tenaient près de sa voiture, et cibler les deux soldats. Dans des images de caméra de sécurité graphique, le suspect peut également être vu en train de conduire à pleine vitesse en direction d’un militaire qui traversait la rue.

Il a été accusé de cinq tentatives de meurtre en vertu de la loi antiterroriste israélienne. L’accusation a demandé au tribunal de le garder en détention jusqu’à la fin de sa procédure judiciaire. Toutes les victimes ont été légèrement blessées.

Asadi a déclaré aux enquêteurs qu’il n’avait pas vu le soldat.

« Dans le cas du premier soldat, j’ai conduit sur le trottoir parce que j’avais peur qu’il me tire dessus », a-t-il ajouté.

Lors de l’audience, les avocats d’Asadi ont fait valoir qu’il était malade mentalement. Le tribunal a mandaté une évaluation psychiatrique.

« Il n’a aucune perspicacité, aucune capacité à porter des jugements, ou plutôt il fait des erreurs de jugement », a déclaré l’avocat Tami Ulman à Hadashot.

« Il ne comprend pas comment cela s’est passé, ni pourquoi il s’est mis dans cette situation », a déclaré un autre avocat.

Scène d’une attaque présumée à la voiture piégée dans la ville d’Acre, au nord d’Israël, le 4 mars 2018. (United Hatzalah)

Selon l’acte d’accusation déposé devant le tribunal de Haïfa en mars, Asadi est arrivé dans une clinique avec sa femme vers 4 heures du matin le 4 mars. Celle-ci est rentrée dans l’hôpital alors que lui est resté dans la voiture et a bloqué le trottoir avec sa voiture.

Environ 25 minutes plus tard, les policiers ont mis une amende sur son pare-brise. Asadi en colère est sorti de la voiture et a dit « que [Dieu] vous prenne vous et votre pays » et est rentré dans sa voiture, selon l’acte d’accusation.

Asadi a alors vu un soldat le regarder, et « a décidé de tuer des soldats en les heurtant avec sa voiture, pour des motifs nationalistes et idéologiques ».

La frénésie d’Asadi a pris fin quand un soldat armé qui était sur place a tiré sur lui, le blessant modérément, près de la gare d »Akko.

Judah Ari Gross and Michael Bachner ont contribué à cet article.

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