Attentat Copernic : la remise en liberté du principal suspect de nouveau refusée
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Attentat Copernic : la remise en liberté du principal suspect de nouveau refusée

Extradé du Canada en novembre 2014, Hassan Diab, 62 ans, est mis en examen en France pour l'attentat qui a fait 4 morts le 3 octobre 1980

Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)
Scène de l'attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)

La cour d’appel de Paris a ordonné vendredi le maintien en détention provisoire d’Hassan Diab, principal suspect de l’attentat de la rue Copernic en 1980 à Paris, annulant une nouvelle décision qui autorisait sa remise en liberté.

Extradé du Canada en novembre 2014, Hassan Diab, 62 ans, est mis en examen en France, soupçonné d’être l’auteur de cet attentat qui avait fait quatre morts et une quarantaine de blessés le 3 octobre 1980 devant une synagogue.

Lundi, deux juges d’instruction avaient, pour la troisième fois, ordonné la remise en liberté de ce professeur de sociologie libano-canadien, avec assignation à résidence et port d’un bracelet électronique. Les magistrats relevaient qu' »il existe des éléments concordants tendant à établir qu’Hassan Diab se trouvait à Beyrouth » au moment des faits.

Vendredi, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a de nouveau invoqué un risque de « trouble à l’ordre public ». Elle a estimé que le maintien en détention « est l’unique moyen d’assurer la représentation » du suspect dans toutes les étapes de l’instruction.

La défense de Hassan Diab dénonce « ce bras de fer interminable engagé par la cour d’appel qui refuse systématiquement » les décisions de remise en liberté. « Elle laisse craindre que pour les crimes terroristes les plus graves, aucune remise en liberté ne serait possible aujourd’hui en France quelle que soit la faiblesse des charges », ont indiqué à l’AFP ses avocats, William Bourdon, Apolline Cagnat et Amélie Lefebvre.

A deux reprises, en mai et octobre, des juges d’instruction avaient déjà ordonné sa remise en liberté. Le parquet de Paris avait fait immédiatement appel et la cour d’appel avait décidé de prolonger sa détention.

Plusieurs éléments à charge avaient nourri l’enquête de l’ex-juge d’instruction en charge du dossier, Marc Trévidic, notamment la découverte en 1981 à Rome d’un passeport au nom de Diab avec des tampons d’entrée et de sortie d’Espagne, d’où serait parti le commando, ou encore le témoignage d’un couple mettant en cause Diab comme appartenant aux groupes palestiniens au début des années 80.

Mais Hassan Diab assure qu’il se trouvait à Beyrouth lors des faits pour passer ses examens à l’université. Plusieurs témoins ont corroboré sa version.

Son ex-épouse, Nawal Copty, a notamment affirmé qu’il l’avait accompagnée à l’aéroport de Beyrouth le 28 septembre 1980. A cette date, le détenteur du passeport trouvé à Rome se trouvait déjà en Europe d’après des tampons figurant sur le document.

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