Audiences de pré-inculpation suite à la noyade d’un soldat lors d’un exercice
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Audiences de pré-inculpation suite à la noyade d’un soldat lors d’un exercice

L'avocat-général militaire a convoqué cinq commandants du sergent Evyatar Yosefi, 20 ans, limogés au mois de mars en raison de défaillances ayant entraîné la mort du soldat

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le parachutiste Evyatar Yosefi, 20 ans, noyé durant un exercice dans le nord d'Israël, le 7 janvier 2018 (Crédit :  Facebook)
Le parachutiste Evyatar Yosefi, 20 ans, noyé durant un exercice dans le nord d'Israël, le 7 janvier 2018 (Crédit : Facebook)

Cinq officiers de l’armée ont été convoqués dans la journée de jeudi pour une audience qui aidera à déterminer leur éventuelle inculpation pour leur incapacité à prévenir la noyade d’un soldat au cours d’un exercice d’orientation au mois de janvier.

La décision de l’avocat-général de l’armée israélienne, Sharon Afek, a été prise suite à l’enquête concernant la mort du sergent Evyatar Yosefi, 20 ans. Ces investigations avaient révélé une série de défaillances significatives le long de la chaîne de commandement qui, selon les militaires, aurait au bout du compte entraîné la mort du soldat.

Yosefi, qui servait dans une brigade parachutiste, s’était noyé alors qu’il tentait de traverser un ruisseau en crue sous l’effet des pluies pendant un exercice d’orientation, dans le nord d’Israël.

L’armée a fait savoir que l’enquête d’Afek avait établi que « la planification et les préparations de l’exercice d’orientation ont été menées au mépris apparent des règles de sécurité obligatoires et que les prévisions météorologiques – et à leur possible implication sur la sécurité des soldats – n’ont pas suffisamment été prises en compte ».

Des soldats de la brigade de commando de l’armée israélienne participent à un exercice à grande échelle au mois de novembre 2018. (Crédit : Armée israélienne)

« L’enquête a également révélé qu’il y avait eu des signes d’avertissement pendant l’exercice qui auraient dû entraîner une réévaluation de la situation et des instructions visant à protéger la sécurité des soldats », a noté l’armée dans un communiqué.

Les cinq officiers – le chef d’équipe du soldat, un lieutenant ; son commandant de section, un capitaine ; le commandant de son programme de formation, un major ; et son commandant de bataillon, un lieutenant-colonel – avaient tous été limogés de leurs postes au mois de mars.

Le commandant de la brigade des parachutistes, le colonel Yaakov « Yaki » Dolef, avait également écopé d’une réprimande officielle inscrite sur son casier, avait annoncé l’armée à ce moment-là.

Les autorités militaires ont fait savoir que la décision portant sur une éventuelle inculpation des officiers – et la détermination du délit commis – serait prise à l’issue des audiences. L’armée a ajouté que des leçons avaient été tirées de l’incident et qu’elles avaient d’ores et déjà été intégrées dans son code de conduite.

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