Avant sa mise en examen, Berland désavoué par des rabbins ultra-orthodoxes
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Avant sa mise en examen, Berland désavoué par des rabbins ultra-orthodoxes

La décision frappe également ses fidèles qui estiment qu'en sa qualité "d'homme saint", le rabbin, condamné pour abus sexuels, est libre de faire comme bon lui semble

Le rabbin Eliezer Berland se couvre de son talit (châle de prière) au tribunal de première instance de Jérusalem, alors qu'il est jugé pour agression sexuelle, le 17 novembre 2016. (Yonatan Sindel/ Flash90)
Le rabbin Eliezer Berland se couvre de son talit (châle de prière) au tribunal de première instance de Jérusalem, alors qu'il est jugé pour agression sexuelle, le 17 novembre 2016. (Yonatan Sindel/ Flash90)

Un panel d’éminents juges rabbiniques ultra-orthodoxes ont désavoué jeudi Eliezer Berland, dirigeant de la secte Breslev Shuvu Bonim et délinquant sexuel récidiviste, qui doit comparaître pour fraude et blanchiment d’argent.

Après avoir enquêté sur les allégations retenues contre Berland, notamment ses abus sexuels, et avoir contacté des témoins, les juges rabbiniques ont déclaré qu’ils étaient arrivés à la conclusion qu’il avait commis les « crimes les plus sérieux » et que « ceux qui préservent leurs âmes se distancieront de lui et sont dans l’obligation de le faire ».

Cette décision frappe également ses fidèles qui estiment qu’en sa qualité « d’homme saint », Berland est libre de faire comme bon lui semble. Le panel a ajouté que « ce blasphème doit être déraciné de notre milieu ».

La décision – qui survient après des années pendant lesquelles ses ex-collaborateurs se sont battus pour le discréditer au sein de la communauté ultra-orthodoxe – a été signée par les dirigeants de la Eda Haredit, la mouvance hassidique Karlitz et d’autres.

Nombre d’ultra-orthodoxes ont fermé l’œil sur les agissements de Berland jusqu’à maintenant, mais d’autres, plus rares, l’avaient déjà déclaré persona non grata.

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