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Avec 2,9 enfants par femme, Israël a la natalité la plus élevée de l’OCDE

Israël est le seul État du forum à se reproduire au-delà du taux de remplacement ; le rapport cite le taux de fécondité élevé chez les Haredim, mais celui de la population laïque dépasse celui des autre pays de l'OCDE

Une femme passsant devant une pancarte indiquant l'emplacement où un nouveau complexe culturel sera construit, dans l’implantation de Beit El, en Cisjordanie, le 1er mai 2019. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)
Une femme passsant devant une pancarte indiquant l'emplacement où un nouveau complexe culturel sera construit, dans l’implantation de Beit El, en Cisjordanie, le 1er mai 2019. (Crédit : Gili Yaari/Flash90)

Le taux de natalité d’Israël reste le plus élevé parmi les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques, selon un rapport de l’OCDE publié jeudi, alors que les taux de natalité diminuent dans l’ensemble du monde développé.

Les cinq États membres ayant les taux de natalité les plus élevés ont connu la plus forte baisse, indique le rapport, qui note toutefois « qu’Israël s’écarte de cette tendance car les femmes du groupe de population [ultra-orthodoxe] ont souvent un grand nombre d’enfants ».

L’indice synthétique de fécondité d’Israël est de 2,9 enfants par femme, suivi du Mexique et de la France avec 1,8 enfant par femme, soit près du double de la moyenne de l’OCDE (1,5), selon le rapport.

En 2020, l’indice synthétique de fécondité des femmes ultra-orthodoxes en Israël était de 6,6, celui des femmes arabes de 3,0 et celui des femmes laïques de 2,0, toujours bien au-dessus de la moyenne de l’OCDE, selon un rapport de l’Institut de recherche politique de Jérusalem.

Les taux de natalité ont fortement chuté dans certains des pays les plus riches du monde et devraient rester bas, car les inquiétudes économiques amènent les gens à réfléchir aux coûts inhérents au fait d’avoir des enfants, selon le rapport.

« Ce déclin changera le visage des sociétés, des communautés et des familles, et pourrait avoir des effets importants sur la croissance économique et la prospérité », note le rapport.

Des Juives ultra-orthodoxe poussant leurs poussettes dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim, à Jérusalem, le 4 juillet 2013 (Crédit : Shohat Nati/Flash90)

Dans les pays membres de l’OCDE, nombreux sont ceux qui choisissent désormais d’avoir des enfants plus tard dans leur vie ou de ne pas en avoir du tout. « Les jeunes hommes et les jeunes femmes trouvent de plus en plus souvent un sens à leur vie en dehors de la parentalité », ajoute le rapport.

L’indice synthétique de fécondité est tombé à 1,5 enfant par femme en 2022, contre 3,3 en 1960, en moyenne dans les pays de l’OCDE, selon le rapport, qui utilise une unité mesurant le nombre moyen d’enfants nés par femme au cours d’une vie.

Parallèlement, l’âge moyen des femmes qui donnent naissance à un enfant est passé de 28,6 ans en 2000 à 30,9 ans en 2022, selon le rapport. En Israël, l’âge moyen est à peine inférieur à la moyenne, mais il a augmenté d’environ trois ans depuis 1980.

« Si les pays de l’OCDE ont recours à toute une série d’options politiques pour soutenir les familles, le coût économique et l’incertitude financière à long-terme liés au fait d’avoir des enfants continuent d’influencer considérablement la décision des gens de devenir parents », a déclaré Stefano Scarpetta, directeur de la direction de l’emploi, du travail et des affaires sociales de l’OCDE, lors d’une téléconférence.

Des taux de fécondité particulièrement bas ont été mesurés en Corée du Sud, avec 0,7, ainsi qu’en Italie et en Espagne, avec chacun 1,2 enfant par femme. Les taux les plus élevés ont été enregistrés en Israël (2,9), puis au Mexique et en France (1,8).

Si l’on compare les femmes nées en 1935 et en 1975, le pourcentage de celles qui n’ont pas d’enfant a doublé en Estonie, en Italie, au Japon, en Lituanie, en Pologne, au Portugal et en Espagne, selon les données de l’OCDE.

« L’absence d’enfant est en nette augmentation presque partout », a déclaré Tomas Sobotka, chercheur à l’Institut de démographie de Vienne.

La pression d’être de bons parents, ce qui implique de consacrer du temps à l’éducation des enfants, incite également les jeunes à retarder ou à éviter de fonder une famille, a déclaré l’organisation basée à Paris.

« Des données qualitatives en provenance d’Europe montrent que l’une des principales raisons pour lesquelles certaines femmes au début de la trentaine choisissent de reporter la naissance de leurs enfants est qu’elles ne pensent pas être à la hauteur de l’idéal de la maternité », a ajouté l’organisation.

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