Bahreïn appelle à mettre fin aux disputes dans le Golfe
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Bahreïn appelle à mettre fin aux disputes dans le Golfe

Le Conseil suprême de défense de Manama a souligné lors d'une réunion la nécessité de "mettre un terme aux conflits et disputes dans la région avec des moyens pacifiques"

Le roi du Bahreïn Hamad bin Isa al-Khalifa prend la parole lors d'une réunion avec le président américain Donald Trump, le 21 mai 2017, à Riyad. (Photo AP / Evan Vucci)
Le roi du Bahreïn Hamad bin Isa al-Khalifa prend la parole lors d'une réunion avec le président américain Donald Trump, le 21 mai 2017, à Riyad. (Photo AP / Evan Vucci)

Bahreïn a appelé mercredi à mettre fin aux disputes dans le Golfe, quelques jours avant un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG).

Cette prochaine réunion du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït et Oman) est prévue le 5 janvier dans le royaume saoudien.

Le Conseil suprême de défense de Manama, dirigé par le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa, a souligné lors d’une réunion la nécessité de « mettre un terme aux conflits et disputes dans la région avec des moyens pacifiques », selon l’agence officielle BNA.

Il fait principalement référence à la crise du Golfe qui dure depuis juin 2017, date à laquelle l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn ainsi que l’Egypte ont rompu leurs relations avec le Qatar et lui ont imposé un boycott.

Ils accusaient le riche émirat gazier de soutenir des mouvements islamistes et d’alimenter les troubles dans la région via ses médias. Doha a toujours nié.

L’Arabie saoudite a récemment déclaré être « en pleine coordination » avec ses trois alliés pour parvenir à une « résolution finale » du différend avec le Qatar.

L’Egypte et les Emirats arabes unis ont ensuite officiellement apporté leur soutien aux négociations même si, selon des sources diplomatiques, Abou Dhabi répugne à céder face à Doha, son rival sur de nombreux dossiers régionaux.

Mercredi, le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash a déclaré sur Twitter attendre « un sommet couronné de succès à Ryad qui renforcera le dialogue dans le Golfe ».

Autre sujet de litige dans le Golfe : Doha a accusé fin novembre Bahreïn d’avoir violé ses eaux territoriales.

Bahreïn a affirmé pour sa part que les deux navires appartenant à la flotte des gardes-côtes et impliqués dans cette affaire avaient été injustement interceptés, ajoutant que l’incident avait eu lieu dans les eaux territoriales du royaume.

Selon lui, le Qatar retient par ailleurs 47 bateaux de pêche bahreïnis.

« Nous sommes fatigués de regarder à gauche et à droite chaque fois que nous allons pêcher, de peur d’être arrêtés par les gardes-côtes du Qatar. Dès que nous atteignons notre lieu de pêche, ou que nous en sommes proches, nous avons peur bien que nous soyons à cinq ou six miles (nautiques) dans nos eaux territoriales », a déclaré à l’AFP Hamad ben Youssef Bou Rachid, un pêcheur.

Manama a insisté lundi sur « l’importance de négociations bilatérales directes avec le Qatar pour conclure un accord » sur les activités de pêche, selon BNA.

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