Bahreïn : une vidéo menaçante derrière l’annulation de la venue d’Israéliens
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Bahreïn : une vidéo menaçante derrière l’annulation de la venue d’Israéliens

Un vidéo de menace montre un drone faire exploser la délégation israélienne lors d'une conférence organisée à Bahreïn

Cette semaine, une délégation israélienne a annulé sa participation à une conférence d’affaire à Bahreïn après avoir été menacée par un groupe terroriste chiite dans une vidéo montrant une attaque de drone simulant l’explosion des participants israéliens.

La vidéo, téléchargée sur les réseaux sociaux par les Milices Sarya Waad Allah, montrait un drone armé ciblant l’hôtel où la délégation avait peut-être l’intention de séjourner, mais aussi le centre de conférence où le Congrès d’entrepreneuriat mondial se tient du 15 au 18 avril.

La vidéo complète avec des légendes en arabe et en hébreu montre un avion d’El Al arrivant à l’aéroport international de Bahreïn à 8 heures du matin le 14 avril. Le cortège de voiture de la délégation est ensuite suivi par un drone jusqu’à l’hôtel Meridien, avec le sous-titre, « Lieu où la délégation va séjourner ».

La vidéo se termine par l’explosion d’un drone à l’entrée du Centre de convention et d’exposition international du Bahreïn avec la date et l’heure du 16 avril, 14 heures et un message « d’avertissement final ».

Certains officiels israéliens, dont le ministre de l’économie Eli Cohen, devaient participer au Congrès d’entrepreneuriat mondial qui s’est ouvert à Manama lundi.

La délégation a annulé son déplacement dimanche, citant une menace sécuritaire non spécifiée. On ignore quel était l’itinéraire des délégations, ou si elles devaient séjourner à l’hôtel Meridien, comme indiqué dans la vidéo.

Lundi, la Douzième chaîne a annoncé que la publication de la vidéo avait conduit la délégation à annuler sa participation.

Au moins une Israélienne, Ayla Matalon, directrice exécutive du Forum Entreprise MIT, devait intervenir à la conférence selon le site de l’événement.

Saraya Waad Allah est une milice chiite du Bahreïn qui a revendiqué deux attaques à la bombe en 2017 contre la police locale, dont une qui avait fait un mort et plus d’une dizaine de blessés. Le groupe est l’une des nombreuses milices soutenues par l’Iran opèrant à Bahreïn, a annoncé le Long War Journal, un site internet spécialisé dans la menace terroriste.

Le Bahreïn avait auparavant accusé des terroristes ayant perpétré des attaques contre le royaume insulaire du Golfe, riche en pétrole, d’avoir reçu « un entraînement intensif dans des camps des Gardiens de la Révolution iranienne avec l’aide de fugitifs terroristes de premier plan vivant en Iran ».

Le Bahreïn est l’un des plus en plus nombreux pays arabes qui autorisent les Israéliens sur son territoire. Plus tôt cette année, un rapport a révélé qu’il y a plus de deux ans, des officiels du Bahreïn avaient déclaré qu’ils étaient intéressés par une normalisation de leurs relations avec Israël.

En février, le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn Khalid bin Ahmed Al Khalifa avait déclaré au Times of Israël que son pays « finirait par » établir des relations diplomatiques avec l’Etat juif.

L’annulation israélienne est intervenue après que le Parlement du Bahreïn a publié une condamnation de la visite et que plusieurs manifestants ont protesté contre la venue de la délégation à Manama.

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