Des Israéliens annulent un séjour à Bahreïn pour des raisons de sécurité
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Des Israéliens annulent un séjour à Bahreïn pour des raisons de sécurité

Des députés bahreïnis étaient opposés à la venue de la délégation israélienne au Global Entrepreneurship Congress

Une vue du quartier d'affaires de Manama, la capitale du Bahreïn (Crédit : CC-BY Jayson De Leon/Wikimedia Commons)
Une vue du quartier d'affaires de Manama, la capitale du Bahreïn (Crédit : CC-BY Jayson De Leon/Wikimedia Commons)

Une délégation israélienne a annulé sa participation à une conférence d’affaires organisée à Bahreïn pour des questions de sécurité, ont fait savoir dimanche ses organisateurs.

Au moins trois intervenants israéliens, dont le vice-président de l’Autorité de l’innovation d’Israël, Anya Eldan, devaient s’exprimer lors du Global Entrepreneurship Congress de Manama qui démarre lundi, d’après le site du forum.

« Bien que nous ayons fait savoir à la délégation israélienne qu’elle était la bienvenue, ils ont décidé ce matin de ne pas venir pour des questions de sécurité, et afin de ne pas susciter de dérangement aux 180 autres nations participantes », a indiqué le président du forum Jonathan Ortmans à Reuters.

Le mois dernier, des membres du Parlement bahreïni s’étaient dit opposés à la venue d’intervenants israéliens dans le pays, qui — comme la plupart des pays arabes — ne reconnaît pas l’État juif.

« Le Parlement souligne son soutien à la juste cause de ses frères palestiniens, et elle restera une priorité des peuples bahreïni et arabe », pouvait-on lire dans un communiqué publié sur la page Facebook officielle du Parlement.

« La fin de l’occupation israélienne et le retrait de toutes les terres arabes sont une absolue nécessité pour la stabilité et la sécurité de la région et pour une paix juste et entière ».

Officiellement, Israël n’a de relations diplomatiques qu’avec deux États arabes — l’Egypte et la Jordanie.

Néanmoins, depuis peu, Israël coopère en coulisses avec certains pays arabes, notamment pour lutter contre leur ennemi commun, l’Iran. En février, le ministre des Affaires étrangères bahreïni Khalid bin Ahmed Al Khalifa avait confié au Times of Israël que son pays finirait par établir des relations diplomatiques avec l’État juif.

L’année dernière, il avait soutenu le droit d’Israël à « se défendre », après que son armée a frappé des dizaines de cibles militaires iraniennes en Syrie. Il avait estimé que l’Iran avait « enfreint le statu quo dans la région et envahi des pays avec son armés et ses missiles ».

« Tout État de la région, y compris Israël, a le droit de se défendre en détruisant les sources de danger », avait-il écrit sur Twitter.

En 2018, le pays du Golfe avait accueilli une conférence de l’UNESCO à laquelle une délégation israélienne avait assisté.

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