Ban pousse à la reprise des négociations pour en finir avec le « cauchemar » syrien
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Ban pousse à la reprise des négociations pour en finir avec le « cauchemar » syrien

Deux sessions de négociations intersyriennes indirectes sous l'égide de l'ONU ont déjà eu lieu à Genève ; plus de 270 000 morts depuis 2011

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le 12 Avril 2015 (Crédit : Karim Jaafar / al-Watan Doha / AFP)
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, le 12 Avril 2015 (Crédit : Karim Jaafar / al-Watan Doha / AFP)

Le secrétaire général de l’ONU a appelé samedi à Doha les puissances régionales et internationales à encourager les parties syriennes à reprendre les négociations afin d’en finir avec le « cauchemar » que représente ce conflit.

« L’émissaire de l’ONU (Staffan de Mistura) continue de travailler avec les parties pour des discussions fructueuses. Nous avons besoin d’une cessation des hostilités qui soit complète et immédiate. Et nous avons tout autant besoin de commencer les discussions sur la transition (politique en Syrie) », a dit Ban Ki-moon lors du Forum de Doha.

« Je pense que sans cet horizon politique (d’une transition), une escalade est très probable. Une nouvelle fois, j’en appelle à tous les acteurs régionaux et internationaux pour qu’ils usent de leur influence sur les parties (syriennes) et les persuadent de négocier… sur une transition », a-t-il ajouté.

« Y-a-t il quelque chose de plus urgent que de résoudre ce cauchemar ? », a-t-il demandé.

Depuis 2011, le conflit en Syrie a fait plus de 270 000 morts, entraîné le déplacement de plus de la moitié de la population et engendré une immense crise humanitaire dans les pays frontaliers et en Europe.

Deux sessions de négociations intersyriennes indirectes sous l’égide de l’ONU ont déjà eu lieu à Genève, la dernière en avril interrompue après le retrait de la délégation des rebelles, et aucune n’a débouché sur des avancées majeures.

Le scénario d’une transition politique fait l’objet d’un débat surtout centré sur le sort du président Bachar al-Assad.

Le président syrien Bashar el-Assad, le 12 février 2016 dans son bureau à Damas (Crédit : AFP/JOSEPH EID)
Le président syrien Bashar el-Assad, le 12 février 2016 dans son bureau à Damas (Crédit : AFP/JOSEPH EID)

Les représentants des rebelles, dont certains groupes sont appuyés par des puissances comme les Etats-Unis, la Turquie et l’Arabie saoudite, réclament son départ alors que les représentants du régime de Damas, soutenus par la Russie et l’Iran, s’y opposent.

Mercredi, Staffan de Mistura s’était montré optimiste sur la possibilité d’une reprise des pourparlers intersyriens mais il avait précisé qu’il fallait qu’elles reprennent rapidement pour éviter de « perdre notre élan ».

La veille, le Groupe international de soutien à la Syrie (21 pays et trois organisations multilatérales), coprésidé par la Russie et les Etats-Unis, n’avait pas réussi à avancer de calendrier et s’était contenté de réaffirmer sa volonté d’un cessez-le-feu durable en Syrie, où la trêve décrétée fin février est régulièrement violée depuis fin avril.

Le processus diplomatique international en cours depuis plusieurs mois pour mettre fin au conflit syrien s’est fixé trois objectifs : cessez-le-feu permanent, accès à l’aide humanitaire garanti et mise en place de la transition politique.

Staffan de Mistura (à gauche) (Crédit : Heinrich-Böll-Stiftung/Wikimedia)
Staffan de Mistura (à gauche) (Crédit : Heinrich-Böll-Stiftung/Wikimedia)
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