Bande de Gaza : l’envoyé du Qatar signe des contrats pour des nouveaux projets
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Bande de Gaza : l’envoyé du Qatar signe des contrats pour des nouveaux projets

Le Comité de reconstruction de Gaza indique que ces projets comprennent : un futur siège, une mosquée dans le centre de la bande et une station de stockage de carburants

Mohammad al-Amadi, envoyé du Qatar dans la bande de Gaza, lors de l'inauguration du nouveau quartier de Hamad, dans l'enclave palestinienne, le 16 janvier 2017. (Crédit : capture d'écran/YouTube)
Mohammad al-Amadi, envoyé du Qatar dans la bande de Gaza, lors de l'inauguration du nouveau quartier de Hamad, dans l'enclave palestinienne, le 16 janvier 2017. (Crédit : capture d'écran/YouTube)

Le Comité de reconstruction de Gaza établi par le Qatar a annoncé lundi que son directeur, Mohammed Al-Emadi, avait signé des contrats pour trois nouveaux projets dans l’enclave côtière évalués à 1,5 million d’euros.

L’homme, qui officie de facto en tant qu’ambassadeur du Qatar dans le territoire, se trouvait à Jérusalem et dans la bande dimanche et lundi, où il a rencontré des diplomates internationaux et des responsables du groupe terroriste du Hamas.

L’entité qatarie a fait savoir dans un communiqué que les trois projets concernaient la construction d’une station de stockage de carburants, une mosquée dans le centre de la bande et une partie de son futur siège dans le territoire.

Ces huit dernières années, le Qatar a versé des centaines de millions de dollars d’aide pour les infrastructures, la santé, l’électricité et d’autres projets dans l’enclave.

Les employés des postes aident les Palestiniens arrivés au bureau de poste central de la ville de Gaza le 26 janvier 2019 à recevoir une aide financière du gouvernement qatari pour les familles pauvres. (Crédit : Mahmud Hams/AFP)

Ces derniers mois, le pays du Golfe, avec l’aval d’Israël, a envoyé des dizaines de millions de dollars à la bande pour verser des allocations aux familles palestiniennes dans le besoin et payer les salaires des fonctionnaires nommés par le Hamas.

A lire : Le rôle du Qatar dans la bande de Gaza

Selon les termes de l’accord, l’État juif a autorisé que des marchandises et des fonds passent par son territoire en échange d’un calme relatif à la frontière entre l’enclave et Israël.

Depuis mars 2018, le Hamas, des partis politiques palestiniens, des organisations de la société civile et d’autres orchestrent des manifestations hebdomadaires violentes le long de la frontière avec Israël en échange d’un assouplissement des restrictions de mouvement des marchandises et de la population depuis et vers l’enclave par l’État juif. Ce dernier affirme maintenir le blocus pour empêcher la contrebande d’armes et d’autres équipements de guerre par le Hamas et les autres groupes terroristes qui ont juré la destruction du pays.

La frontière est relativement calme depuis plusieurs mois, mais ces dernières semaines ont connu un regain des tensions et des violences.

La semaine passée, l’Égypte et d’autres médiateurs ont fait la navette entre la bande de Gaza et Israël pour tenter de restaurer le calme dans la région.

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