Bar Refaeli interrogée sur son évasion fiscale pendant ses années DiCaprio
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Bar Refaeli interrogée sur son évasion fiscale pendant ses années DiCaprio

La mannequin est accusée d’avoir caché des dizaines de millions de shekels de revenus, notamment en affirmant vivre aux Etats-Unis

Bar Refaeli.  (Crédit : s_bukley/Shutterstock.com)
Bar Refaeli. (Crédit : s_bukley/Shutterstock.com)

La top-modèle israélienne Bar Refaeli a témoigné mercredi dans le cadre de son appel contre un important redressement fiscal. Les autorités fiscales avaient déterminé qu’elle avait caché des dizaines de millions de shekels de revenus dans plusieurs affaires d’évasion fiscale, notamment en affirmant à tort qu’elle ne vivait pas en Israël en 2009 et 2010.

Refaeli a été interrogée pendant deux heures par la cour du district de Lod, où elle a affirmé que pendant cette période, elle vivait à l’étranger avec son compagnon d’alors, la star de Hollywood Leonardo DiCaprio.

L’Autorité fiscale n’aurait pas accepté cet argument, disant que comme le couple n’a jamais été marié, et que leur relation aurait « eu ses hauts et ses bas » pendant cette période, ses demandes d’exemptions fiscales n’étaient pas valides.

Quand les enquêteurs ont voulu vérifier que sa vie avait pour centre principal les Etats-Unis à ce moment-là, les autorités fiscales américaines ont révélé qu’elle y était enregistrée en tant que « non résidente ». Les enquêteurs ont également établi que pendant cette période, Refaeli ne possédait aucun bien en dehors d’Israël, et n’avait pas loué de maison, ni même de voiture, à l’étranger.

Les autorités israéliennes affirment qu’elle vivait en fait dans deux luxueux appartements de Tel Aviv, qui étaient loués aux noms de son frère et de sa mère.

Le quotidien financier Globes a indiqué que Refaeli avait reconnu qu’elle vivait dans les appartements. Pendant l’interrogatoire, son comptable a indiqué qu’il ne savait pas si quelqu’un d’autre avait payé le loyer pour elle. S’il l’avait su, il aurait envisagé d’inclure le loyer dans ses revenus imposables.

Il est soupçonné que la mère de Refaeli, Tzipi, est celle qui a donné aux autorités la fausse information selon laquelle sa fille ne vivait pas en Israël.

Une enquête sur les impôts du mannequin aurait conclu que Refaeli avait reçu un véhicule Range Rover en échange de publicité et de relations publiques pour le constructeur automobile britannique. Elle aurait ensuite reçu une voiture Lexus, enregistrée sous le nom de l’importateur en tant que « véhicule de démonstration », mais qu’elle utilisait en fait.

Les enquêteurs ont montré que les constructeurs automobiles avaient un contrat avec la mannequin selon lequel ils lui fournissaient un véhicule et payaient son entretien, ses réparations et l’essence. En échange, Refaeli faisait de la publicité pour les voitures et était photographiée avec elles.

Les contrats auraient également stipulé que les parties gardent le secret sur cet accord. La valeur imposable du bénéfice de ces deux véhicules est estimée à plusieurs centaines de milliers de shekels.

Refaeli aurait eu droit à de nombreux autres avantages en tant que star.

Mercredi, elle a ignoré les dizaines de journalistes et de photographes agglutinés devant le tribunal, et est entrée dans la salle où l’audience se tenait à huis clos sans faire aucun commentaire.

L’affaire a commencé en décembre 2015, quand Refaeli a été interrogée pendant 12 heures dans les bureaux de l’Autorité fiscale à Tel Aviv.

Elle aurait initialement été soupçonnée de ne pas avoir déclaré un million de shekels d’avantages en nature. La somme a ensuite été portée à des dizaines de millions de shekels quand d’autres informations ont été révélées.

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