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Ben Gvir porte plainte contre les officiers de police qui l’auraient attaqué

Yair Lapid a qualifié le législateur d'extrême droite de "provocateur méprisable" dans un contexte de tensions dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est

Le député Itamar Ben Gvir (à droite) avec Tal Yushuvayev, dont la maison a été incendiée , à une conférence de presse dans son bureau de fortune dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, le 14 février 2022. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)
Le député Itamar Ben Gvir (à droite) avec Tal Yushuvayev, dont la maison a été incendiée , à une conférence de presse dans son bureau de fortune dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, le 14 février 2022. (Crédit : Arie Leib Abrams/Flash90)

Le député du parti Sionisme religieux Itamar Ben Gvir a déposé mardi une plainte contre les policiers qui, selon lui, l’ont agressé lors de son déplacement dans le quartier sensible de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, ces derniers jours.

« La police a franchi une ligne rouge et m’a physiquement attaqué », a-t-il déclaré. « Il n’y a pas de place dans les forces de police pour les policiers violents et c’est un crime pour lequel ils devraient être poursuivis. J’attends de la police qu’elle fasse son travail et qu’elle traduise ces policiers violents en justice. »

Le législateur d’extrême droite a semblé s’évanouir lors d’un affrontement avec des policiers dimanche soir, après avoir juré de rester dans le quartier toute la nuit.

Ben Gvir a établi un bureau improvisé dans le quartier de Sheikh Jarrah, dimanche – il consiste en une table installée sous un auvent – suite à l’attaque d’une habitation juive, visée par une bombe artisanale, pendant le week-end.

Des Israéliens se battent avec des Palestiniens alors que le député d’extrême-droite Itamar Ben Gvir arrive pour ouvrir son « bureau parlementaire » dans le quartier de Sheikh Jarrah, à Jérusalem-Est, le 13 février 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Il est retourné, lundi matin, dans le quartier sensible, où il a promis de conserver son bureau parlementaire improvisé en soutien aux habitants juifs du quartier.

Ben Gvir a diffusé l’image d’un courrier de l’hôpital Hadassah Ein Kerem lui donnant l’autorisation de quitter les urgences et confirmant une blessure à la tête.

Alors que les journalistes lui demandaient la raison pour laquelle il portait un pansement, Ben Gvir a accusé le ministre de la Sécurité intérieure, d’avoir ordonné aux policiers de le brutaliser.

Barlev, a-t-il ajouté, ne sera pas en capacité de « mentir » sur les faits qui se sont déroulés dans la mesure où il existe une vidéo « qui montre la manière dont ils s’en prennent à mes conseillers – et, semble-t-il, c’est lui-même qui aurait donné l’ordre aux policiers d’agir ainsi », a affirmé Ben Gvir.

Le ministre de la Sécurité publique Omer Barlev, le 9 novembre 2021. (Crédit : Michael Giladi/Flash90)barle

« Omer Barlev a donné l’ordre de me violenter – pas seulement de détruire le bureau que j’ai installé mais de me brutaliser moi, personnellement, et les agents se sont exécutés », a-t-il continué.

Barlev avait antérieurement écrit sur Twitter que « jamais un membre de la Knesset n’avait levé la main contre un officier de police ».

Commentant les événements de Sheikh Jarrah, le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a qualifié mardi Ben Gvir de « provocateur méprisable ».

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid lors d’une réunion hebdomadaire du cabinet, au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 13 février 2022. (Crédit : Menahem Kahana/Pool via AP)

« Il est là pour attiser les flammes et inciter à la violence », a déclaré le haut diplomate dans une interview à la radio publique Kan.

Répondant à l’affirmation de Ben Gvir selon laquelle il a été attaqué par des policiers, Lapid a déclaré qu’il se rangeait du côté de la police.

« C’est sa tentative de provoquer des provocations qui vont faire couler du sang. S’il y a une solution légale pour le faire, il faut le déloger », a-t-il dit. « La présence d’un tel député nécessite le déploiement de forces de sécurité, donc rendre la situation plus pesante pour eux aidera les résidents juifs ? C’est une provocation bas de gamme. »

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