Bennett exhorte les Arabes israéliens à se faire vacciner
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Bennett exhorte les Arabes israéliens à se faire vacciner

Le Premier ministre affirme que “les taux [de vaccination] sont trop bas" dans cette communauté

Le Premier ministre Naftali Bennett (à gauche) à l'ouverture d'un centre de vaccination à Jérusalem, le 4 août 2021 (Haim Zach / GPO).
Le Premier ministre Naftali Bennett (à gauche) à l'ouverture d'un centre de vaccination à Jérusalem, le 4 août 2021 (Haim Zach / GPO).

Le Premier ministre Naftali Bennett appelle les Arabes israéliens à se faire vacciner, citant des taux de vaccination relativement plus faibles dans cette communauté.

« Les taux de vaccination dans la société arabe sont trop bas. J’appelle à présent toute personne âgée de plus de 60 ans à se faire vacciner une troisième fois, la dose de rappel. Cela sauve des vies », a affirmé Bennett.

Les Arabes israéliens sont en retard sur leurs homologues juifs en ce qui concerne la vaccination contre le coronavirus. Selon la Galilee Society, une organisation de santé arabe israélienne à but non lucratif, environ 83 % des Arabes de plus de 50 ans avaient été vaccinés à la fin de la semaine dernière, contre 92 % pour l’ensemble de la population d’Israël.

Quelque 51 % des Arabes israéliens ont été vaccinés au total, contre 66 % pour l’ensemble des citoyens israéliens, selon l’association, qui fonde son analyse sur les données publiques du ministère de la Santé.

« J’appelle les jeunes qui n’ont reçu aucune dose de vaccin, et ils sont nombreux : allez dès aujourd’hui vous faire vacciner. Ainsi vous ne serez pas infecté et ne vous contaminerez personne. Cela sauvera la vie de vos proches », a déclaré Bennett.

Malgré les taux de vaccination relativement plus faibles parmi les Arabes israéliens, rien n’indique qu’ils sont à l’origine de la vague d’infections qui balaie actuellement Israël.

Environ 11 % des cas de COVID-19 sont apparus dans des villes et villages arabes la semaine dernière, alors même qu’ils constituent plus de 20 % de la population. À ce jour, quelque 26 villes ont été désignées zones « rouges » à forte infection ; seule l’une d’entre elles est arabe.

Selon des fuites publiées par les médias israéliens, l’éventuel projet d’imposer un confinement à l’échelle nationale lors de la prochaine période des grandes fêtes juives en raison de l’augmentation des cas de coronavirus, provoque des désaccords au sein du gouvernement.

La ministre de l’Éducation, Yifat Shasha-Biton, qui a déjà suscité la controverse en qualifiant de « crime » les projets de vaccination des élèves dans les écoles, a déclaré lors d’une réunion du conseil des ministres que l’option d’un confinement doit être « retirée de l’ordre du jour ».

« Il y a des annulations [de réservations] et les gens sont inquiets pour… leur gagne-pain », aurait-elle déclaré. « Nous avons vu les statistiques – peu importe que les pays aient imposé un confinement ou non, les statistiques de morbidité sont similaires. »

Le ministre du Renseignement, Elazar Stern, en convient : « Nous devons éliminer le mot ‘confinement’ de notre vocabulaire. Nous faisons vivre des gens sous la menace. »

Hamad Amar, du ministère des Finances, note que l’Australie en est actuellement à son huitième confinement, mais que les cas sont toujours en augmentation, affirmant que « le confinement n’est pas une solution ».

D’autres ministres soulignent la nécessité d’un confinement et l’importance de parler publiquement d’un confinement avant de l’imposer.

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