Biden nomme une Palestino-Américaine au poste de directrice législative adjointe
Rechercher

Biden nomme une Palestino-Américaine au poste de directrice législative adjointe

Reema Dodin, membre de longue date du personnel du Sénat, est décrite comme "un élément du Sénat qui sait ce qui se passe au Sénat avant la plupart des sénateurs"

Reema Dodin, membre du personnel du Sénat, s'exprime lors du Gibran Gala en 2018. (Capture d'écran/YouTube)
Reema Dodin, membre du personnel du Sénat, s'exprime lors du Gibran Gala en 2018. (Capture d'écran/YouTube)

Le président américain désigné Joe Biden a annoncé lundi qu’il avait nommé l’Américaine d’origine palestinienne Reema Dodin au poste de directrice adjointe des affaires législatives de la Maison Blanche au sein du nouveau gouvernement.

Dodin sera la femme palestino-américaine la plus haut placée à jamais avoir servi dans le pouvoir exécutif. Elle travaillera aux côtés de sa collègue Shuwanza Goff, qui sera la première femme noire à occuper ce poste.

Collaboratrice de longue date du sénateur de l’Illinois Dick Durbin, Dodin a été sa chef de cabinet adjointe, sa directrice de plateau, sa conseillère de plateau, sa directrice de recherche et son assistante à la sous-commission judiciaire sur les droits de l’homme et le droit.

Halie Soifer, une ancienne collaboratrice de la Colline qui est aujourd’hui directrice exécutive du Conseil national juif démocratique, a décrit Dodin comme « un élément du Sénat, qui sait ce qui se passe au Sénat avant la plupart des sénateurs ».

En 2017, Dodin a co-écrit Inside Congress : A Guide for Navigating the Politics of the House and Senate Floors en 2017.

Ses parents sont jordano-palestiniens, mais ses racines remontent à la ville de Dura, dans le sud de la Cisjordanie.

Dodin était étudiante à l’Université de Californie à Berkeley, où elle s’est engagée dans le militantisme palestinien.

Selon un article paru en 2002 dans le Lodi News-Sentinel, Dodin s’est exprimée lors d’une manifestation sur le campus, déplorant les conditions difficiles des Palestiniens pendant la Seconde Intifada.

« Elle décrivait un endroit où les Palestiniens ne bénéficient pas de droits équitables, un endroit où l’eau est si rare que le gouvernement israélien coupe l’approvisionnement pour contraindre la population palestinienne », rapportait le News-Sentinel.

L’article en question ne comporte pas de citations directes, mais le journal a rapporté que Dodin a affirmé que les attentats palestiniens étaient le dernier recours de personnes désespérées.

La nouvelle a été reprise par plusieurs médias de droite mardi, ce qui a conduit un responsable de la transition de Biden à publier une déclaration disant : « Reema est la première à vous dire qu’elle a grandi depuis sa jeunesse dans son approche de la promotion du changement, mais ses valeurs fondamentales de lutte pour élargir les possibilités de construire une classe moyenne plus forte restent sa force motrice ».

L’ancien rédacteur en chef de la Jewish Telegraphic Agency, Daniel Treiman, a évoqué sur Twitter Dodin mercredi, révélant que lui et Dodin avaient travaillé à la création d’un groupe de dialogue judéo-arabe sur le campus de Berkeley et que Dodin assistait aux réunions malgré les pressions exercées par d’autres étudiants arabes.

« La Reema que je connaissais n’était pas quelqu’un qui avait des vues haineuses ou extrêmes sur quelqu’un qui aurait justifié des attentats suicides. En résumé : Il semble injuste d’attaquer quelqu’un de cette manière en se basant sur des preuves assez minces de ses prétendues opinions d’étudiante il y a 18 ans », a-t-il déclaré.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...