Biden reçoit le président israélien avant une future visite de Naftali Bennett
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Biden reçoit le président israélien avant une future visite de Naftali Bennett

À la Maison Blanche, le président américain reçoit le chef de l'État israélien sortant, notant qu'il rencontrera Bennett "très vite" ; Rivlin se dit "très satisfait"

Le président américain Joe Biden, à droite, et le président israélien Reuven Rivlin, à gauche, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 28 juin 2021.  (Crédit :POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Le président américain Joe Biden, à droite, et le président israélien Reuven Rivlin, à gauche, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, aux États-Unis, le 28 juin 2021. (Crédit :POOL / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Le président américain Joe Biden a assuré lundi à son homologue israélien que les États-Unis ne permettraient pas à l’Iran de développer l’arme nucléaire, en amont d’une visite du Premier ministre d’Israël Naftali Bennett.

« L’Iran n’aura jamais d’arme nucléaire tant que je serai là », a dit Biden au président Reuven Rivlin à la Maison Blanche.

Après leur entretien, Rivlin a dit à la presse être « très satisfait » des commentaires du président démocrate sur l’Iran.

« Les choses sont encore loin d’être décidées », a-t-il dit, se référant aux efforts livrés pour redonner vie à l’accord exsangue conclu entre les puissances mondiales et Téhéran sur le programme de limitation des activités nucléaires de Téhéran. L’ex-Premier ministre américain Donald Trump, aux côtés de l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, avait retiré les États-Unis du pacte en 2018 et l’administration Biden s’efforce, pour sa part, de le réintégrer.

Le nouveau Premier ministre israélien, Naftali Bennett, a conservé la ligne d’opposition à l’accord de son prédécesseur – il permet encore, selon l’État juif, à la République islamique de poursuivre ses objectifs de développement d’une arme nucléaire et de missiles balistiques tout en soutenant ses groupes terroristes mandataires qui sèment la terreur à l’étranger.

Joe Biden a d’autre part balayé des critiques venues du Congrès, qui ont interrogé son autorité à ordonner des frappes contre des positions de milices pro-Iran à la frontière irako-syrienne.

« J’ai cette autorité », a-t-il soutenu.

L’étroite relation entre Israël et les États-Unis a traversé une période difficile quand Biden a remplacé Donald Trump en janvier.

Toutefois, la formation d’un nouveau gouvernement avec Bennett à sa tête, suite à la chute de l’allié de Donald Trump, Benjamin Netanyahu, a ouvert la voie à une réinitialisation des relations, ainsi qu’à une prochaine visite du nouveau Premier ministre.

Selon la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki, aucune date n’a été fixée au voyage de Bennett mais « le président a hâte de recevoir le Premier ministre et ce sera bientôt ».

Le président américain Joe Biden, à droite, et le président israélien Reuven Rivlin, à gauche, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 28 juin 2021. (Crédit : SAUL LOEB / AFP)

Israël n’a « pas de meilleur ami » que les États-Unis, a dit Rivlin au début de son entretien avec son homologue, tentant de minimiser la gravité de toute dissension émanant des désaccords portant sur l’Iran ou sur d’autres sujets politiques.

« Dans le cadre de cette amitié réelle, il nous arrive de temps en temps d’évoquer certains sujets en convenant de pouvoir être parfois en désaccord », a-t-il poursuivi, sans mentionner explicitement l’Iran. « Mais nous comptons sur vous – et la déclaration que vous venez tout juste de faire a fait comprendre aux Israéliens que nous disposons d’un excellent ami à la Maison Blanche. »

Rivlin a ultérieurement dit aux journalistes que « Biden a montré qu’il était un formidable et réel ami d’Israël ».

« Nous avons trouvé un ami qui a su prêter attention à nos requêtes et à nos demandes de pouvoir suivre de près tout ce qui est lié à l’accord qui est actuellement mis en place avec l’Iran », a-t-il précisé.

Rivlin, dont c’est le dernier déplacement en tant que président, doit quitter sa fonction en date du 7 juillet après un mandat de sept ans. Isaac Herzog, ancien député et ministre et chef actuel de l’Agence juive pour Israël, lui succèdera.

Rivlin a ensuite rencontré la présidente de la Chambre, Nancy Pelosi, et d’autres hauts-responsables. Pelosi a déclaré que le soutien bipartisan à Israël au Congrès était toujours d’actualité « en raison de nos valeurs partagées et en raison de nos inquiétudes mutuelles en termes de sécurité ».

Au cours du mandat de Netanyahu, l’ex-Premier ministre israélien avait été accusé de fouler aux pieds la nature bipartisane du soutien à l’État juif pour ses querelles publiques avec l’ancien président Barack Obama – qu’il avait vivement critiqué lors de la conclusion de l’accord sur le nucléaire – et pour son alliance ostensible avec les députés républicains.

Seul un Républicain, Kevin McCarthy, qui est leader de la minorité à la chambre, a assisté à la réunion avec Rivlin.

Le président Reuven Rivlin, à gauche, s’exprime à côté de la présidente de la chambre, Nancy Pelosi, à Washington, le 28 juin 2021. (Crédit : Tal Schneider/The Times of Israel)

L’ambassadeur Gilad Erdan et la vice-secrétaire d’État Wendy Sherman, l’une des architectes de l’accord nucléaire de 2015, ont rejoint Biden et Rivlin lors de leur entretien.

Dimanche, le nouveau chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid avait exprimé à son homologue américain Antony Blinken « les fortes réserves » de l’État juif concernant les négociations pour relancer l’accord sur le nucléaire iranien.

Mais il a également dit vouloir régler les écarts de vue avec Washington en coulisses, en rupture avec l’ex-Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Nous pensons que ces différences [entre Israël et les États-Unis] doivent être discutées dans des échanges directs et professionnels », a-t-il dit.

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