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Buenos Aires : menace de bombe envoyée à l’AMIA, site d’un attentat en 1994

Les forces de l'ordre ont ratissé les locaux du centre juif et ont déterminé que les courriels menaçants, dont l'un disant "Mort aux Juifs sionistes", étaient une fausse alerte

Une vue du bâtiment du centre communautaire juif AMIA lors de la commémoration du 23e anniversaire de l'attentat terroriste de 1994 qui avait fait 85 morts et 300 blessés, à Buenos Aires, le 18 juillet 2017. (Crédit : Juan Mabromata/AFP/Getty Images/via JTA)
Une vue du bâtiment du centre communautaire juif AMIA lors de la commémoration du 23e anniversaire de l'attentat terroriste de 1994 qui avait fait 85 morts et 300 blessés, à Buenos Aires, le 18 juillet 2017. (Crédit : Juan Mabromata/AFP/Getty Images/via JTA)

JTA – Le centre juif de l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA) de Buenos Aires, site d’un attentat à la bombe qui avait fait 85 morts en 1994, a fait l’objet d’une alerte à la bombe mercredi.

Les forces de l’ordre ont ratissé les locaux et ont déterminé que la menace était une fausse alerte. Les activités du bâtiment se sont poursuivies normalement pendant la fouille, selon le Buenos Aires Herald.

Des courriels envoyés mercredi par deux utilisateurs différents menaçaient de faire exploser le bâtiment de l’AMIA, ainsi que la DAIA, une organisation faîtière représentant la communauté juive d’Argentine. L’un des courriels disait « Mort aux Juifs sionistes », ont rapporté les médias locaux.

L’alerte à la bombe dans le bâtiment de la communauté juive de Buenos Aires intervient alors que les institutions juives du monde entier sont confrontées à une escalade de la violence et des alertes à la bombe. A New York, 15 synagogues ont fait l’objet d’alertes à la bombe vendredi, et une école juive de Toronto a été évacuée le mois dernier à la suite d’une alerte à la bombe, qui s’est révélée être une fausse alerte. De multiples institutions juives de la région de Seattle ont reçu des colis suspects remplis de poudre blanche, qui s’est avérée être une substance non dangereuse selon les forces de l’ordre.

Une précédente vague d’alertes à la bombe avait entraîné l’évacuation de synagogues et d’institutions juives à travers les États-Unis au cours de l’été et de l’automne, et s’était poursuivie même après l’arrestation au Pérou d’un homme accusé d’avoir proféré plus de 150 fausses menaces.

L’alerte à la bombe de mercredi matin n’est pas la première contre l’AMIA depuis le début de la guerre entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas en octobre. Le 19 octobre, le bâtiment a reçu une autre alerte à la bombe par courriel qui s’est avérée être une fausse alerte.

Des pompiers et des policiers recherchant des blessés après l’explosion d’une bombe à l’Association mutuelle israélite argentine (AMIA en espagnol), à Buenos Aires, le 18 juillet 1994. (Crédit : Ali Burafi/AFP/Getty Images via JTA)

Les alertes à la bombe visant les institutions juives de Buenos Aires, et plus particulièrement l’AMIA, touchent un nerf particulier en Argentine. Le bâtiment a été le théâtre de l’attentat terroriste le plus meurtrier de l’histoire de l’Argentine, en 1994, lorsqu’une bombe avait fait 85 personnes et plus de 300 blessés. L’attentat à la bombe a eu lieu deux ans après qu’un autre attentat à la bombe eut tué 20 personnes à l’ambassade d’Israël à Buenos Aires.

Personne n’a été condamné pour ces attentats, mais l’Argentine et Israël accusent depuis longtemps l’Iran et le Hezbollah d’en être à l’origine. En 2006, les procureurs argentins Alberto Nisman et Marcelo Martínez Burgos avaient formellement accusé l’Iran et le groupe terroriste chiite libanais d’avoir planifié et réalisé l’attentat de l’AMIA. En 2015, Nisman a été assassiné quelques heures avant de témoigner contre l’implication présumée de l’ancienne présidente argentine Christina Kirchner dans la dissimulation du rôle de l’Iran dans l’attentat.

Le 10 octobre, trois jours seulement après le déclenchement de la guerre entre Israël et le Hamas, les ambassades des États-Unis et d’Israël en Argentine ont reçu des menaces par courriel contenant la phrase suivante : « Juifs, nous allons tous vous tuer. » Un homme a été arrêté plus d’une semaine plus tard après que la police l’ait retrouvé grâce à l’adresse IP liée aux courriels.

La police argentine enquête sur les courriels afin de déterminer leur origine et de trouver le ou les individus responsables des menaces envoyées mercredi.

Lundi, Israël a relevé son niveau d’alerte pour 80 pays, dont l’Argentine, du niveau 1 au niveau 2, ce qui signifie que les Israéliens doivent être prudents lorsqu’ils voyagent dans ces pays.

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