Catastrophes naturelles et sinistres : Swiss Re tire la sonnette d’alarme
Rechercher

Catastrophes naturelles et sinistres : Swiss Re tire la sonnette d’alarme

Selon le réassureur, les pertes économiques pour les catastrophes naturelles et désastres humains au niveau mondial sont estimées à 77 milliards de dollars pour le 1er semestre

Un hélicoptère largue de l'eau sur un incendie dans la zone de Varibobi, au nord d'Athènes, en Grèce, le 4 août 2021. (Crédit : AP Photo/Thanassis Stavrakis)
Un hélicoptère largue de l'eau sur un incendie dans la zone de Varibobi, au nord d'Athènes, en Grèce, le 4 août 2021. (Crédit : AP Photo/Thanassis Stavrakis)

Les pertes économiques pour les catastrophes naturelles et désastres humains, tels que les accidents industriels, au niveau mondial, sont estimées à 77 milliards de dollars pour le premier semestre, a annoncé jeudi le réassureur suisse Swiss Re. 

Si ce chiffre d’inscrit en baisse de 33 % par rapport au premier semestre l’an passé, la facture pour les dommages que vont devoir couvrir les assureurs, en particulier pour les catastrophes naturelles, ne va pas moins s’accroître, a prévenu le groupe suisse dans un communiqué, qui a de nouveau mis en avant la hausse de la fréquence des incidents météorologiques avec le changement climatique. 

Pour ce semestre, le montant des pertes économiques s’inscrit en dessous de la moyenne sur dix ans, qui tourne plutôt aux environs de 108 milliards de dollars pour les premiers semestres, a quantifié le réassureur.

Mais les frais que vont devoir couvrir les assureurs vont en revanche augmenter de 4 %, à 42 milliards de dollars, dont 40 milliards pour les catastrophes naturelles, a indiqué le groupe suisse, qui rappelle que les frais sont habituellement moins élevés au premier semestre qu’au second où la facture grimpe généralement avec la saison des ouragans dans l’Atlantique nord.

Pour les assureurs, il s’agit du premier semestre le plus coûteux depuis 2011, lorsque la facture s’était envolée sous l’effet des tremblements de terre au Japon et en Nouvelle-Zélande. 

En moyenne, la facture pour les assureurs sur les dix dernières années se situe aux environs de 33 milliards de dollars durant les premiers semestres, a précisé le groupe suisse qui fait office d’assureur pour les assureurs. 

« Les effets du changement climatiques se manifestent à travers des températures plus chaudes, la montée du niveau des eaux, les précipitations plus erratiques et les conditions météorologiques plus extrêmes », a déclaré Martin Bertogg, le directeur des activités pour les catastrophes de Swiss Re, cité dans le communiqué. 

Les événements climatiques dits secondaires, par opposition aux très grosses catastrophes naturelles, tendent à augmenter, représentent un « risque grandissant », a insisté M. Bertogg. 

La tempête hivernale Uri, qui a touché les États-Unis en février avec la vague de froid allant jusqu’au Texas, entraîne à elle seule 15 milliards de dollars de pertes assurées.

Des habitants et des commerçants tentent de dégager la boue de leurs maisons et de déplacer les meubles inutilisables à l’extérieur à Ahrweiler, dans l’ouest de l’Allemagne, le 17 juillet 2021. De fortes pluies ont provoqué des coulées de boue et des inondations dans l’ouest de l’Allemagne. (Crédit : Thomas Frey/dpa via AP)

Les orages et chutes de grêle en juin, qui ont endommagés des voitures et habitation, en particulier en Allemagne, Belgique, Pays-Bas, République tchèque ainsi qu’en Suisse, engendrent pour leur part des frais estimés à 4,5 milliards de dollars pour les assureurs.

Après les températures extrêmes fin juin au Canada, le second semestre a d’ores et déjà débuté sur une recrudescence de dégâts climatiques, entre les incendies en Californie, les inondations en Allemagne et en Chine ainsi que les incendies en Turquie, en Grèce et en Italie.   

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...