Israël en guerre - Jour 143

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Cedrick Garin, réserviste philippin de Tsahal tué à Gaza, inhumé à Tel Aviv

Des centaines de personnes ont rendu un dernier hommage, sous la pluie, au soldat de Givati tué par une explosion : "Tu n'as pas eu peur, tu n'as pas hésité – et où es-tu maintenant, mon chéri ?"

Les proches du soldat israélo-philippin Cedrick Garin, l'un des 21 soldats tués au combat dans la bande de Gaza le 23 janvier, lors de ses funérailles au cimetière Kiryat Shaul de Tel Aviv, le 25 janvier 2024. (Crédit : Marco Longari/AFP)
Les proches du soldat israélo-philippin Cedrick Garin, l'un des 21 soldats tués au combat dans la bande de Gaza le 23 janvier, lors de ses funérailles au cimetière Kiryat Shaul de Tel Aviv, le 25 janvier 2024. (Crédit : Marco Longari/AFP)

Le sergent de première classe (Rés.) Cedrick Garin, âgé de 23 ans, né aux Philippines et originaire de Tel Aviv, a été inhumé jeudi au cimetière militaire de Givat Shaul à Tel Aviv.

Il est l’un des 21 soldats à avoir été tué lundi à Gaza, lorsque son équipe a été attaquée à coups de lance-grenades, ce qui a déclenché une explosion qui a fait s’effondrer deux bâtiments à l’intérieur desquels ils se trouvaient. C’est l’incident le plus meurtrier de l’armée depuis le début de l’opération terrestre à Gaza.

Garin laisse dans la peine sa mère Imelda, son père Rico et son épouse Daniela.

Né aux Philippines, Garin est arrivé en Israël enfant avec sa mère, femme de ménage qui l’a élevé seule dans un pays étranger, suite à l’expulsion de son père quand Garin avait deux ans. Rico est revenu en Israël, 22 ans plus tard, pour rendre un dernier hommage à son fils.

« Quel guerrier », a déclaré sa femme Daniela, en larmes, lors de ses funérailles à Tel Aviv, jeudi. « Tu n’as pas eu peur un seul instant, tu n’as pas hésité – et où es-tu maintenant, mon chéri ? Où es-tu maintenant, mon beau ? »

Lors de sa dernière année de lycée, Garin avait abandonné l’école et eu des démêlés avec la justice, avant de changer radicalement de vie et de se battre pour entrer dans l’armée israélienne et servir son pays d’adoption. La persévérance a payé et il est devenu soldat de la brigade Givati. A a fin de son service militaire, en 2021, il a reçu une lettre de félicitations du chef du commandement sud de Tsahal.

Soldats israéliens et proches du soldat israélo-philippin Cedrick Garin, l’un des 21 soldats morts au combat dans la bande de Gaza le 23 janvier, versent de la terre dans sa tombe lors de ses funérailles au cimetière Kiryat Shaul de Tel Aviv le 25 janvier 2024. (Crédit : Marco Longari/AFP)

Le jour de ses funérailles, son professeur de Première, Omri Gur, a dit que les médias parlaient de son ancien élève comme d’un criminel repenti, ce qui n’est pas exact.

« En Terminale, tu t’es égaré », a raconté Gur. Mais, a-t-il ajouté, Garin a voulu faire de son service militaire sa bouée de sauvetage : « Ton histoire n’est pas celle d’un jeune criminel qui s’est amendé », a déclaré son professeur. « C’est l’histoire d’un jeune homme exceptionnel, d’un jeune homme merveilleux, qui a un jour fait une erreur et s’est battu pour redevenir lui-même… et je ne laisserai personne dire autre chose. »

Son ami proche Armias a déclaré que lorsqu’ils se sont rencontrés, pendant leur  entraînement au début du service militaire, « Cedrick m’a dit qu’ils avaient voulu le mettre dans la police militaire. Mais ce n’est pas ce qu’il voulait – il voulait un service militaire avec plus de sens. Il voulait combattre ! Il n’a pas bougé et les a rendus fous… et à la fin, il est parti pour la brigade Givati. »

« C’était un combattant parfait », a ajouté Armias. Au cours de leur service, Garin a empêché une attaque terroriste à Hébron en tirant dans les jambes d’un terroriste. « Il n’a pas tiré dans la tête du terroriste », a expliqué son ami, « parce qu’il y avait des civils et des enfants derrière lui. »

Garin a toujours été un fils très aimant envers sa mère Imelda, ont dit ses proches. Il voulait pouvoir subvenir à ses besoins financiers afin qu’elle puisse arrêter de travailler, ont-ils noté, ajoutant qu’il était heureux en ménage et qu’il avait hâte de devenir père.

Le sergent de première classe (rés.) Cédrick Garin avec sa sœur et sa mère en 2021. (Photo fournie par Tsahal)

Les funérailles, marquées par des rituels du judaïsme et du christianisme, ont été célébrés par le rabbinat militaire de Tsahal. Le kaddish a été récité par le beau-père de Garin, Yitzhak Ben-David, et des membres du clergé chrétien représentant l’Église restaurationniste philippine. aussi appelée le Royaume de Jésus-Christ.

Garin avait confié au site Internet de Tsahal, en 2021, après avoir reçu sa lettre de félicitations, avoir comme projet de travailler dans la sécurité : « J’ai découvert lors de mon service militaire que j’adorais ça… Chaque fois que je monte la garde… Je me dis : ‘C’est génial, les gens peuvent dormir en paix grâce à nous. Parce que je suis là’. C’est ce que je veux faire durant toute ma vie. »

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