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Ces ultra-orthodoxes qui décident de rejoindre la société laïque

"Les déserteurs de Dieu. Ces ultra-orthodoxes qui sortent du guetto », écrit par Florence Heymann, appréhende un sujet au coeur des problématiques israéliennes

Photo d'Illustration : des hommes juifs ultra orthodoxes (illustration : Yehoshua Yosef/Flash90)
Photo d'Illustration : des hommes juifs ultra orthodoxes (illustration : Yehoshua Yosef/Flash90)

« Les déserteurs de Dieu. Ces ultra-orthodoxes qui sortent du guetto » (Éditions grasset) retrace le parcours de plusieurs destins qui ont fait le choix de « sortir » de la religion et de quitter leur communauté orthodoxe.

Cette décision, lourde de conséquences pour des hommes et des femmes qui ont grandi dans des milieux israéliens souvent très fermés et qui ne connaissent pas la société laïque, est constituée de défis quotidiens.

Ce livre rapporte de nombreux portraits de personnes qui ont fait le choix de sortir de leur communauté pour une vie complètement inconnue.

Comme l’explique l’auteure du livre, Florence Heymann, ces hommes et ces femmes qui remettent en question leur éducation et leur croyance, n’ont pas les outils nécessaires pour intégrer une société laïque très ouverte sur le monde.

Dans une interview Le Point, Florence Heymann explique que les ultra-orthodoxes ne reçoivent qu’une éducation religieuse. Ils étudient les textes sacrés mais pas les matières dites « profanes ». Les hommes, dont le quotidien doit être dédié à l’étude de la Torah, n’ont souvent pas de compétences pour rentrer sur le marché du travail.

Florence Heymann, anthropologue de formation, chercheuse au CNRS est aujourd’hui en poste au Centre de recherche français basé à Jérusalem.

Pour l’écriture de son livre, l’auteure a fait de nombreuses rencontres avec des « déserteurs » qui s’adressent à des associations spécialisées. Ces associations les aident à intégrer la société israélienne en les formant à rentrer sur le marché du travail, en les habillant, en les logeant et aussi et surtout en les écoutant.

En effet, ces personnes qui sortent de la religion se retrouvent souvent abandonnés par leur communauté très fermée. Le travail des associations est alors considéré comme crucial pour leur venir en aide.

Selon Florence Heymann, l’Etat israélien ne vient pas en aide à ces personnes en grande difficulté : c’est un scandale, » déclare l’écrivaine au Point.

Néanmoins beaucoup de déserteurs de la foi réussissent à se reconstruire une nouvelle vie, selon leurs envies, et réussissent à rester en contact avec leur famille.

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