Chauffeur qui a tué un homme : « Ils voulaient me tuer parce que je suis arabe »
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Chauffeur qui a tué un homme : « Ils voulaient me tuer parce que je suis arabe »

Ibrahim Hamed a été hospitalisé après avoir été attaqué par la foule à Mea Shearim; sa détention préventive a été prolongée; Itamar Ben Abu a été tué lorsque le minibus l'a percuté

Ibrahim Hamed, le chauffeur accusé d'avoir écrasé un homme le 28 février dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem, arrive au tribunal de première instance de Jérusalem pour une audience le 1er mars 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Ibrahim Hamed, le chauffeur accusé d'avoir écrasé un homme le 28 février dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem, arrive au tribunal de première instance de Jérusalem pour une audience le 1er mars 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Un chauffeur qui a fauché avec son minibus un manifestant à Jérusalem dimanche soir, le tuant, a déclaré aux enquêteurs qu’il avait été attaqué par un groupe de manifestants avant l’accident fatal.

« Quand je suis arrivé sur la route, ils ont commencé à m’attaquer et à me jeter des pierres parce que je suis arabe », a déclaré Ibrahim Hamed aux enquêteurs de la police, selon la Treizième chaîne.

« Ils voulaient me tuer parce que je suis arabe », a déclaré Hamed.

Selon certains témoignages, le conducteur a été attaqué par la foule et tentait de fuir lorsqu’il a percuté le manifestant.

Ibrahim Hamed, le chauffeur accusé d’avoir écrasé un homme la nuit dernière dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem, arrive au tribunal de première instance de Jérusalem pour une audience le 1er mars 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Lors d’une audience tenue lundi, le tribunal de première instance de Jérusalem a prolongé sa détention préventive de trois jours.

« Sa détention a été prolongée parce qu’il est arabe », a accusé l’avocat de Hamed, selon la radio de l’armée.

Dimanche soir, Hamed a percuté l’homme avec son véhicule dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim, dans la capitale.

Il a fui les lieux, mais a ensuite été attrapé et arrêté, disant à la police qu’il avait tenté de fuir la zone après que des pierres ont été lancées sur son véhicule, lui faisant perdre le contrôle.

Itamar Ben Abu, 47 ans, a été tué lorsqu’un chauffeur a foncé dans la foule du quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem, le 28 février 2021. (Autorisation)

Les médecins du service de secours du Magen David Adom ont transporté la victime à l’hôpital Hadassah de Jérusalem dans un état critique avec de graves blessures au haut du corps. Il a ensuite succombé à ses blessures.

Les médias de langue hébraïque ont identifié la victime comme étant Itamar Ben Abu, 47 ans, de Mevasseret Zion, près de Jérusalem. La police a ordonné que son corps soit envoyé à l’Institut médico-légal d’Abu Kabir à Jaffa pour une autopsie.

Au moment de l’incident, des dizaines de manifestants bloquaient la circulation et lançaient des bouteilles sur les véhicules lors d’un rassemblement contre les règles de confinement relatives au coronavirus.

Les manifestants se trouvaient près des bureaux du ministère de l’Education alors que le Premier ministre Benjamin Netanyahu y tenait une conférence de presse.

La police se trouve sur la scène où un homme a été blessé après avoir été renversé par une voiture dans le quartier ultra-orthodoxe de Mea Shearim à Jérusalem, le 28 février 2021. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Une vidéo de la scène montre une foule enragée entourant un minibus blanc, qui se dirige soudainement vers l’avant avec une porte à moitié ouverte, projetant un homme contre un autre véhicule et l’écrasant contre celui-ci.

Avertissement : Images violentes

Un symbole sous le pare-brise du minibus semble l’identifier comme un véhicule médical utilisé par un hôpital.

Des images avant l’incident semblaient montrer une autre ambulance entourée par des membres de la foule qui lançaient des pierres et attaquaient le véhicule.

La police a dispersé la foule avec des grenades assourdissantes et a arrêté deux personnes pendant les affrontements, a rapporté Kan news.

Dimanche, de nombreux habitants de Jérusalem ultra-orthodoxes et non-harédim ont célébré la fête de Pourim en violation des restrictions imposées par le virus.

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