Chute de près de 40 % de l’alyah en 2020
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Chute de près de 40 % de l’alyah en 2020

La baisse la plus importante a été enregistrée parmi les nouveaux arrivants de Russie ; l'immigration en provenance de la France est restée relativement stable

De nouveaux immigants arrivent à l'aéroport Ben Gurion en Israël à bord d'un vol d'alyah, le 15 août 2015. Les personnes sur la photo n'ont aucun lien avec le contenu de cet article. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)
De nouveaux immigants arrivent à l'aéroport Ben Gurion en Israël à bord d'un vol d'alyah, le 15 août 2015. Les personnes sur la photo n'ont aucun lien avec le contenu de cet article. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

L’immigration juive en Israël a connu une baisse drastique d’environ 40 % en 2020, en raison des restrictions dues à la pandémie du coronavirus, selon des chiffres officiels consultés lundi par l’AFP qui montrent toutefois une tendance inchangée s’agissant des Juifs de France.

Quelque 21 200 Juifs ont immigré en Israël en 2020 contre environ 33 500 l’année précédente, une chute de 36,7 % en une seule année, selon les données dévoilées par les autorités israéliennes.

La baisse la plus importante dans l’alyah, l’immigration juive en Israël, a été enregistrée parmi les nouveaux arrivants de Russie, qui sont passé de plus de 15 000 en 2019 à 6 260 en 2020, tandis que les données sur l’immigration en provenance de la France sont restées relativement stables.

L’immigration en provenance de France, qui avait bondi dans la foulée des attentats de Paris (Charlie Hebdo, Hyper Cacher, Bataclan) en 2015, s’était repliée et stabilisée ces dernières années avec environ 2 500 Juifs ayant immigré en Israël par an en 2019 et 2020.

« La pandémie n’a pas fait baisser la motivation de l’aliyah, au contraire, » a déclaré à l’AFP le directeur de l’Agence juive en France, Arié Abitbol. « Malgré le fait que, durant trois mois, il n’y a pas eu d’immigration possible à cause des confinements, le nombre d’olim (immigrants) est resté identique en 2020 et la demande est de plus en plus importante », affirme-t-il.

« Nous avons dix fois plus de demandes d’informations sur l’alyah que l’année précédente », précise M. Abitbol, évoquant à la fois les difficultés économiques en Europe et la gestion de la crise sanitaire par les autorités israéliennes qui ont jusqu’à présent vacciné trois millions de personnes, le tiers de la population du pays.

« On est débordés par les demandes, notamment des seniors et des jeunes, les familles ayant plus de craintes en raison de la crise économique due à la pandémie », estime-t-il. « Beaucoup de personnes dans la communauté se disent que le système de santé en Israël est plus fiable qu’en France et craignent que les portes d’Israël se ferment pour eux », ajoute-t-il.

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