Cinq militaires sanctionnés pour leur rôle dans le suicide d’un informateur
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Cinq militaires sanctionnés pour leur rôle dans le suicide d’un informateur

En septembre dernier, deux ex-officiers de la police militaire ont été inculpés pour ne pas avoir correctement signalé la santé mentale du caporal Niv Lubaton

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Les soldats de la Brigade Givati en traînement en 2007. Photo d'illustration (Crédit : Edi Israel/Flash 90)
Les soldats de la Brigade Givati en traînement en 2007. Photo d'illustration (Crédit : Edi Israel/Flash 90)

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Aviv Kohavi, a démis un officier de ses fonctions et ordonné que quatre autres soient formellement sanctionnés pour leur rôle dans le suicide d’un informateur de la police militaire, à l’issue d’une enquête de plusieurs mois sur l’incident, selon l’armée.

En septembre dernier, deux anciens officiers de la police militaire de l’armée israélienne ont été inculpés pour ne pas avoir correctement signalé la santé mentale d’un de leurs informateurs, le caporal Niv Lubaton, un soldat de la brigade d’infanterie de Givati, qui a ensuite été retrouvé mort devant sa base dans le sud d’Israël.

Un mois plus tard, Kohavi a ordonné une enquête complète à la fois sur l’incident lui-même et sur les méthodes utilisées par l’unité d’enquête de la police militaire, communément appelée Metzah, pour recruter des informateurs, dont les résultats lui ont été présentés ces derniers jours, selon l’armée.

« C’est un incident des plus douloureux et des plus tristes, et l’unité d’enquête de la police militaire doit en tirer les leçons et les mettre en œuvre immédiatement », déclare Kohavi.

Suite à l’enquête sur la mort de Lubaton, le chef de l’armée a ordonné le retrait de l’unité du poste de Beer Sheva, alors commandant de l’unité d’enquête de la police militaire.

« L’officier, qui avait le grade de major, a été écarté de Metzah, ne servira pas à des postes de commandement et il ne pourra pas être promu avant six ans compte tenu de sa responsabilité de commandement dans les incidents », déclare l’armée dans un communiqué.

En outre, quatre autres officiers ont reçu des réprimandes officielles : le commandant de la division sud de l’unité d’enquête de la police militaire et les trois commandants directs de Lubaton dans son cours de chef d’équipe pour leurs échecs lors des recherches pour le retrouver après sa disparition.

L’armée affirme que l’unité d’enquête de la police militaire est également en train de revoir et d’actualiser ses méthodes de recrutement d’informateurs.

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