Corbyn va porter plainte contre le Labour
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Corbyn va porter plainte contre le Labour

L'ex-leader devrait affirmer qu'un accord avait pourtant été passé entre ses alliés et le bureau de Stermer pour le réadmettre malgré le scandale de l'antisémitisme dans le parti

Le dirigeant du Parti travailliste Jeremy Corbyn quitte son domicile à Islington, au nord de Londres, le 16 décembre 2019. (Isabel Infantes/PA via AP)
Le dirigeant du Parti travailliste Jeremy Corbyn quitte son domicile à Islington, au nord de Londres, le 16 décembre 2019. (Isabel Infantes/PA via AP)

L’ex-dirigeant du principal parti d’opposition britannique du Labour, Jeremy Corbyn, devrait porter plainte contre le parti après le refus de ce dernier de le réintégrer dans les rangs de ses parlementaires dans un contexte de scandale lié à l’antisémitisme au sein de la formation Travailliste, a fait savoir jeudi le Guardian.

Selon le journal, les alliés de Corbyn ont affirmé qu’un accord avec été conclu avec le chef du parti, Keir Starmer, et qu’il y avait des preuves que des réunions avaient eu lieu à ce sujet.

Starmer, qui avait été élu à la tête du parti au mois d’avril, a refusé que Corbyn revienne au sein du parti parlementaire après avoir promis d’éradiquer la haine antijuive qui sévit au Labour et qui avait prospéré, sans aucun contrôle, sous Corbyn. A ce moment-là, des membres et des députés juifs avaient fui en masse le parti.

Le journal a ajouté que l’équipe de Corbyn devrait tenter de présenter ce qui est, selon elle, un accord qui avait été conclu entre le chef de cabinet de Starmer, Morgan McSweeney, et son adjoint, Simon Fletcher, le secrétaire-général d’Unite, Len McCluskey, et l’ex-ministre du cabinet fantôme Jon Trickett, qui représentait Corbyn.

Le Guardian a indiqué avoir eu en sa possession des preuves de contacts entre le bureau de Starmer et les représentants de Corbyn qui, en effet, laissent suggérer qu’il y a eu des rencontres privées. L’article n’a néanmoins apporté aucun détail sur les sujets qui ont pu être abordés durant ces entretiens.

Le nouveau chef du Labour, Keir Starmer, arrive aux studios de la BBC, à Londres, le 5 avril 2020. (Crédit : Aaron Chown/PA via AP)

L’équipe de Corbyn devrait également affirmer que Starmer, McSweeney et la vice-présidente du Labour, Angela Rayner, avaient rencontré McCluskey et Trickett au parlement, le lendemain de la suspension de Corbyn qui avait suivi la publication d’un rapport sur l’antisémitisme au sein du parti. Des sources du Labour n’ont pas démenti qu’une rencontre avait eu lieu et Starmer aurait clairement établi, pour sa part, qu’il ne souhaitait pas être impliqué dans les décisions relatives à la convocation d’un panel disciplinaire pour débattre du cas de Corbyn, a rapporté The Guardian.

« Toute accusation laissant entendre qu’il y aurait eu un accord ou une tentative de déterminer au préalable quelle serait l’issue d’un processus disciplinaire est mensongère », a commenté une source Travailliste qui a témoigné sous couvert d’anonymat, et dont les propos ont été repris par le journal.

Le mois dernier, un rapport établi par la Commission d’égalité et des droits de l’Homme (EHRC) avait établi que Corbyn avait contrevenu à la loi dans sa gestion « inexcusable » des plaintes déposées pour antisémitisme.

Mais, défiant la nouvelle direction de la formation Travailliste placée sous l’autorité de Starmer, Corbyn avait refusé d’accepter toutes les conclusions de l’enquête figurant dans le rapport, mettant en doute les motivations de ces investigations indépendantes qui ont duré deux ans.

Jeremy Corbyn, (à gauche), est assis à côté de Keir Starmer lors de l’événement de campagne électorale sur Brexit à Harlow, en Angleterre, le 5 novembre 2019. (AP Photo/Matt Dunham)
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