Coronavirus : une entreprise israélienne aurait développé un kit de diagnostic
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Coronavirus : une entreprise israélienne aurait développé un kit de diagnostic

L'annonce de BATM intervient alors que les responsables de la santé s'efforcent de trouver un équilibre entre le besoin de tests rapides et les inquiétudes liées aux faux positifs

Un homme se fait tester pour le COVID-19 à Alger, Algérie, le 26 février 2020. (Crédit 
: AP/Anis Belghoul)
Un homme se fait tester pour le COVID-19 à Alger, Algérie, le 26 février 2020. (Crédit : AP/Anis Belghoul)

Une entreprise israélienne a déclaré jeudi avoir mis au point un kit pour diagnostiquer le coronavirus et ses stocks ses sont envolés alors que le monde entier chasse pour trouver un moyen efficace de confirmer qui est porteur de ce virus qui se propage rapidement.

La société BATM, basée à Hod Hasharon, a déclaré indiqué la production du kit de diagnostic rapide était en cours dans un site de Rome appartenant à Adaltis, qui fabrique divers dispositifs de tests médicaux.

Les responsables de la santé ont demandé instamment le développement de tests rapides pour dépister les personnes susceptibles d’être porteuses du virus, car des questions ont été soulevées sur la capacité des outils de diagnostic actuels à repérer les porteurs. Les responsables de la santé s’inquiètent également des tests excessifs et de l’inondation des systèmes de santé par des faux positifs qui conduiront à la panique du public.

Le débat sur le dépistage est devenu d’autant plus urgent que le nombre de cas dans le monde a dépassé les 82 000, dont plus de 2 800 décès signalés, et que des cas ont désormais été constatés sur tous les continents et dans des dizaines de pays.

BATM a déclaré dans un communiqué que la capacité de son test à dépister avec succès les personnes porteuses de COVID-19 avait été vérifiée par plusieurs laboratoires et hôpitaux, et que des clients de plusieurs pays avaient exprimé leur intérêt. L’entreprise n’a pas fourni de détails.

Elle a indiqué que le test répondait aux critères définis par les centres de contrôle des maladies basés aux États-Unis et qu’elle travaillait avec les institutions de recherche européennes pour développer « un prix adapté à la production à grande échelle ».

L’action de la société a augmenté de 16,4  % à la Bourse de Londres et de 9,3  % à celle de Tel-Aviv jeudi, ce qui en fait l’un des rares gagnants lors d’une journée par ailleurs brutale dans les salles des marchés.

Les espoirs de vaccin

Par ailleurs, l’Institut de recherche Migal Galilee, financé par l’Etat israélien, a déclaré avoir identifié des similitudes entre le coronavirus et le virus de la bronchite infectieuse, qui touche la volaille, ce qui pourrait lui permettre de développer un vaccin pour lutter contre cette épidémie mortelle. Il a déclaré qu’il s’efforçait d’adapter rapidement son vaccin contre cette bronchite pour l’utiliser contre le COVID-19.

Les essais sur l’homme n’ont pas encore été approuvés.

Image illustrative d’un laboratoire de recherche. (Motortion; iStock by Getty Images)

« Notre objectif est de produire le vaccin dans les 8 à 10 semaines à venir et d’obtenir l’autorisation de mise sur le marché dans les 90 jours », a déclaré David Zigdon, PDG de Migal, dans un communiqué.

Plusieurs autres entreprises s’affrontent également pour développer un vaccin contre le virus sur la base de remèdes plus anciens, la plupart des responsables de la santé publique estimant qu’il faudra peut-être un an ou plus avant qu’un tel vaccin n’arrive sur le marché, soit le temps nécessaire pour développer, tester et produire le médicament.

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