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Coups de feu sur la maison d’un maire druze : comment un conflit foncier s’envenime

La maison de Wisam Nibwani à Julis a été endommagée mais il n’y a pas de blessés ; la police a dispersé les émeutes et le chef druze a appelé au calme

Wisam Nibwani, maire de la ville druze de Julis. (Capture d’écran YouTube, utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)
Wisam Nibwani, maire de la ville druze de Julis. (Capture d’écran YouTube, utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Des hommes armés inconnus ont tiré des coups de feu et lancé une grenade sur la maison du maire de la ville druze de Julis, dans le nord du pays, samedi soir.

Ces actes pourraient être liés à un différend foncier entre le conseil local et des religieux.

Wisam Nibwani et sa famille se trouvaient à leur domicile au moment des faits, mais personne n’a été blessé.

La police a ouvert une enquête et a d’ores et déjà établi que la fusillade était liée aux responsabilités locales de Wisam Nibwani.

L’attaque a été suivie d’émeutes dans la ville, que la police, dépêchée sur place, a dispersées.

« Ceci est lié au contrôle du conseil sur des terres destinées à une école. Je regrette que nous en arrivions là », a expliqué Nibwani.

La communauté est en effet impliquée dans un différend foncier portant sur le terrain où la première école primaire de la ville a été construite, il y a des dizaines d’années.

Le conseil, jusqu’à récemment, louait le terrain à une organisation religieuse druze. Or, le ministère de l’Éducation souhaite démolir l’école pour en construire une plus moderne à la place.

Le projet, qui a été approuvé, implique que les propriétaires du terrain soient expropriés par le conseil, car l’État ne peut construire l’école que sur des terrains publics.

Cela a déclenché des manifestations menées par des religieux druzes locaux, ces dernières semaines, dont certaines ont été violentes.

Cheikh Muafak Tarif, le chef spirituel druze en Israël, a condamné ces violences et déclaré que les divisions ne pourraient être résolues que par la négociation.

« J’ai peur qu’une main mystérieuse tente de troubler la paix et la tranquillité qui caractérisent la ville. J’espère que nous réussirons à contenir ces événements et rétablir le calme. Je suis confiant. », a-t-il déclaré.

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