L’Iran a annoncé dimanche 117 décès supplémentaires provoqués par le nouveau coronavirus faisant monter à 4.474 morts le bilan officiel de l’épidémie de Covid-19 dans le pays.
Lors de son point de presse quotidien, le porte-parole du ministère de la Santé, Kianouche Jahanpour, a fait part d’une baisse du nombre de nouveaux cas quotidiens de contamination, à 1.657 personnes au cours des dernières 24 heures.
L’Iran est de loin le pays du Proche et Moyen-Orient le plus frappé par la pandémie de pneumonie virale partie de Chine. Depuis l’annonce des premiers cas en février, la République islamique a déclaré un total de 71.686 cas confirmés.
M. Jahanpour a déclaré que l’Iran avait réalisé à ce jour plus de 263 000 tests de dépistage du Covid-19.
Selon les chiffres du ministère – que certains, à l’étranger, jugent sous estimés -, 43 894 patients hospitalisés ont guéri de la maladie, mais 3 930 autres sont dans un état critique.
Face au double défi du Covid-19 et des sanctions américaines qui l’asphyxient financièrement, la République islamique d’Iran a autorisé une reprise graduelle de l’activité depuis samedi afin d’empêcher son économie de sombrer totalement.
Les petits commerces ont été autorisés à rouvrir dans toutes les provinces à l’exception de celle de la capitale Téhéran, où ils devront attendre le 18 avril pour ce faire.
En conseil des ministres, le président Hassan Rouhani a annoncé dimanche que l’interdiction de voyager d’une province à l’autre en vigueur depuis fin mars serait levée à compter du 20 avril.
Mais il a aussi exhorté les Iraniens à ne sortir de chez eux que lorsque cela est « nécessaire » et à rester vigilants face à une épidémie qui n’est pas encore vaincue.
Face au Covid-19, les autorités iraniennes n’ont pas décrété un confinement obligatoire, mais ont mis en place progressivement des restrictions : écoles, universités, mosquées, sanctuaires chiites, cinémas, centres culturels, stades et autres lieux de regroupement sont fermés.