COVID-19 : Les variants brésilien et chilien identifiés pour la première fois
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COVID-19 : Les variants brésilien et chilien identifiés pour la première fois

Le ministère de la Santé israélien a indiqué que les mutations avaient été retrouvées chez deux personnes vaccinées et sur un bébé ; tous revenaient de l'étranger

Un employé des pompes funèbres tire des cercueils vides qui transportaient des corps qui ont été incinérés au cimetière La Recoleta  à Santiago, au Chili, dans le cadre de la pandémie de coronavirus, le 21 avril 2021. (Crédit : AP Photo/Esteban Felix)
Un employé des pompes funèbres tire des cercueils vides qui transportaient des corps qui ont été incinérés au cimetière La Recoleta à Santiago, au Chili, dans le cadre de la pandémie de coronavirus, le 21 avril 2021. (Crédit : AP Photo/Esteban Felix)

Pour la toute première fois, des mutations du coronavirus qui sont apparues en Amérique du sud et qui s’y sont propagées ont été détectées chez des Israéliens, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Le variant brésilien a été retrouvé chez un homme vacciné et sur un bébé tandis que la souche chilienne a été identifiée chez un autre adulte, lui aussi immunisé, a noté le ministère dans un communiqué.

Tous les trois revenaient de l’étranger – mais le ministère n’a pas précisé leur provenance. Il n’a pas fait savoir non plus si les trois patients montraient des symptômes.

De plus, 19 personnes ont été diagnostiquées porteuses du variant indien, une autre mutation dévastatrice, ce qui amène le total de personnes touchées par cette souche particulière à 60 au sein de l’État juif.

Le ministère de la Santé a expliqué qu’il n’y avait pas d’informations claires sur ces nouveaux variants et sur ses effets sur les personnes vaccinées ou ayant déjà été atteintes par la COVID-19.

Au vu de ces découvertes, le ministère de la Santé a répété que les Israéliens étaient appelés à ne pas faire de voyage à l’étranger s’ils n’étaient pas absolument nécessaires.

Les responsables de la santé s’inquiètent – en l’absence de données sur l’efficacité du vaccin contre les nouveaux variants du coronavirus – de ce qu’une épidémie ne se déclenche en Israël, infligeant un revers au programme de vaccination mis en place dans le pays qui est parvenu à faire passer le nombre de contaminations quotidiennes de plusieurs milliers en début d’année à seulement quelques dizaines.

Les craintes que le nouveau variant du virus ne se propage en Israël ont entraîné une ordonnance du ministère de la Santé interdisant aux Israéliens d’aller en Inde, au Mexique, en Afrique du sud, au Brésil, en Ukraine, en Éthiopie et en Turquie, sauf autorisation particulière. Les Israéliens restent susceptibles d’y faire escale entre deux avions si leur arrêt dure moins de douze heures.

La semaine dernière, Israël avait identifié 41 cas de variant indien, notamment chez cinq enfants et chez cinq personnes qui étaient pleinement vaccinées.

Un haut-responsable de la Santé a déclaré mercredi qu’il était difficile de dire, à ce stade, si les vaccins offraient une protection contre le variant indien, citant cette inquiétude pour justifier l’interdiction décrétée par Israël des voyages dans les pays présentant un taux d’infection au coronavirus élevé.

De plus, cinq élèves dans cinq écoles ont été testés positifs au variant indien. Dans la mesure où la vaste majorité des enfants de moins de 16 ans ne sont pas vaccinés, cette découverte a entraîné l’inquiétude d’une possible nouvelle épidémie après la baisse constante du nombre de malades depuis plusieurs mois.

A la fin du mois dernier, grâce à une campagne de vaccination unique au monde, plus de cinq millions de personnes avaient reçu leurs deux doses de vaccin au sein de l’État juif.

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