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Covid : Israël signe un accord pour acheter 5 millions de doses du vaccin Novavax

Le vaccin « alternatif » contre le coronavirus sans ARNmessager est toujours soumis à l'approbation de la FDA ; la livraison devrait arriver dans les prochains mois

Un flacon de la phase 3 du vaccin Novavax contre le coronavirus est vu prêt à être utilisé dans le cadre de l'essai à l'hôpital universitaire St. George à Londres, mercredi 7 octobre 2020 (AP Photo/Alastair Grant).
Un flacon de la phase 3 du vaccin Novavax contre le coronavirus est vu prêt à être utilisé dans le cadre de l'essai à l'hôpital universitaire St. George à Londres, mercredi 7 octobre 2020 (AP Photo/Alastair Grant).

Israël a signé un accord avec la société américaine Novavax pour acquérir cinq millions de doses de son vaccin contre le COVID-19, a indiqué le ministère de la Santé.

Le vaccin, qui devrait arriver en Israël dans les prochains mois, est encore sujet à l’approbation des autorités sanitaires, a déclaré le ministère.

Le ministère a ajouté que l’accord incluait une option pour cinq millions de doses supplémentaires.

Les vaccins contre le COVID-19 sont conçus pour apprendre à l’organisme à reconnaître le coronavirus en repérant la protéine Spike qui l’enveloppe. Le vaccin Novavax est conçu de manière très différente des vaccins les plus courants.

Il s’agit en effet d’un vaccin protéique, fabriqué à l’aide d’une technologie plus ancienne, utilisée depuis des années pour produire d’autres types de vaccins. La société Novavax, basée dans le Maryland, utilise ainsi le génie génétique pour cultiver des copies inoffensives de la protéine Spike du coronavirus dans des cellules d’insecte. Les scientifiques extraient et purifient la protéine, puis y ajoutent un produit chimique qui stimule le système immunitaire.

« Le vaccin sera une alternative supplémentaire pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas être vaccinés avec un vaccin à ARNm », a précisé le ministère de la Santé.

Le vaccin doit être administré en deux doses, à environ trois semaines d’intervalle.

Franklyn Howe, volontaire pour l’essai de vaccin contre le coronavirus de phase 3 Novavax, reçoit une injection à l’hôpital universitaire St. George de Londres, le mercredi 7 octobre 2020 (AP Photo/Alastair Grant)

Novavax a déclaré qu’elle était en phase de test pour évaluer la résistance de ses vaccins face au variant Omicron et, à l’instar d’autres fabricants, elle a commencé à formuler une version actualisée pour mieux correspondre à cette souche, en cas de besoin.

En décembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné son autorisation d’utilisation d’urgence au vaccin Novavax, ouvrant ainsi la voie à son inclusion dans le programme d’approvisionnement en vaccins des pays les plus pauvres du monde, soutenu par les Nations unies.

L’Agence européenne des médicaments, l’organisme de réglementation des médicaments de l’UE, a déclaré que son comité des médicaments à usage humain avait conclu par consensus « que les données relatives au vaccin étaient solides et répondaient aux critères de l’UE en matière d’efficacité, de sécurité et de qualité ».

L’été dernier, Novavax a indiqué qu’une étude menée auprès de 30 000 personnes aux États-Unis et au Mexique avait révélé que le vaccin était sûr et efficace à 90 % contre les infections symptomatiques causées par les variants précédents, résultats qui correspondent à ceux d’un test mené auprès de 15 000 personnes en Grande-Bretagne. Une étude de suivi a montré que l’administration d’une dose de rappel six mois après la dernière injection pouvait suffisamment renforcer les anticorps contre le virus et permettre de combattre le variant extra-contagieux Delta, qui, à l’époque, constituait alors le plus gros danger.

Le vaccin Novavax était attendu depuis longtemps pour contribuer à l’augmentation des stocks mondiaux de vaccins, car les injections ne nécessitent qu’un stockage réfrigéré. Mais, en raison de problèmes de production de masse, la production du Novavax a été retardée de plusieurs mois.

Le Novavax a reçu une autorisation d’utilisation d’urgence dans plusieurs pays, et une demande est en cours auprès de la Food and Drug Administration américaine.

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