COVID: Une dose élevée du vaccin israélien offrirait une longue protection – TV
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COVID: Une dose élevée du vaccin israélien offrirait une longue protection – TV

30 personnes ayant reçu un fort dosage du vaccin - encore en essai clinique - n'ont pas eu besoin d'un rappel contrairement à ceux qui ont bénéficié d'une dose moindre

Des flacons de vaccin israélien potentiels contre le coronavirus sur une ligne d'assemblage, une photographie rendue publique par l'Institut israélien de la recherche biologique, le 25 octobre 2020. (Crédit : Ministère de la Défense)
Des flacons de vaccin israélien potentiels contre le coronavirus sur une ligne d'assemblage, une photographie rendue publique par l'Institut israélien de la recherche biologique, le 25 octobre 2020. (Crédit : Ministère de la Défense)

Les derniers résultats des essais cliniques du vaccin contre la COVID-19 actuellement développé en Israël indiquent que l’injection pourrait protéger à plus long-terme face à la maladie que ce n’est le cas du vaccin de Pfizer-BioNTech, celui qui est administré à la plus grande partie des Israéliens.

Selon la Douzième chaîne, 230 volontaires ayant bénéficié du plus fort dosage du vaccin – actuellement en cours d’élaboration au sein de l’Institut israélien pour la recherche biologique, à Ness Ziona – n’ont pas eu besoin de se faire administrer une troisième dose six mois après l’injection de la deuxième, leur niveau de protection restant élevé.

Ce reportage qui a été diffusé samedi n’a pas détaillé la manière dont le niveau de protection a été mesuré, même s’il peut être supposé qu’il s’est basé sur le niveau d’anticorps.

De leur côté, les participants qui ont reçu des dosages inférieurs ont dû se faire vacciner une nouvelle fois à l’aide d’injections Pfizer ou Moderna, les dosages utilisés ne paraissant pas apporter une protection significative.

Israël a lancé sa campagne de rappel il y a trois semaines, recommandant vivement aux citoyens âgés de 60 ans et plus (l’âge a dorénavant été abaissé à 40) d’aller se faire administrer une troisième dose de Pfizer ou de Moderna – ce qui, espèrent les responsables, aidera à protéger la population face au variant Delta, très contagieux, et alors que les niveaux d’anticorps des personnes qui ont été vaccinées ont décliné au fil des mois qui ont suivi les deux injections initiales.

Le vaccin israélien Brilife en est encore au stade des essais cliniques. En décembre, l’Institut israélien pour la recherche biologique (IIBR) avait annoncé avoir terminé avec succès sa première phase de tests et il est actuellement au milieu de la Phase II.

Un couple se fait administrer une troisième dose de vaccin contre la COVID-19 à l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 17 août 2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le professeur Shmuel Shapira, à la tête de l’IIBR et qui avait été à l’origine du développement d’un vaccin israélien contre la COVID-19, avait présenté sa démission au mois de mai – une démission qui avait surpris et qui avait entraîné des doutes sur l’avenir du vaccin local.

Ce vaccin made in Israël est resté à la traîne derrière ses concurrents internationaux.

L’approbation de plusieurs vaccins à l’international et la campagne rapide d’immunisation lancée en Israël avaient également entraîné des doutes sur la nécessité d’un vaccin israélien, dont la distribution ne serait possible que bien après celle de ses concurrents.

Toutefois, l’émergence de nouveaux variants plus problématiques et la conviction croissante que la vaccination deviendra finalement un besoin régulier et un mal nécessaire dans un futur proche a redonné un nouveau souffle au projet.

Le ministère de la Défense a expliqué qu’il fallait s’assurer que l’État juif pourrait avoir un accès indépendant au vaccin. D’autres officiels ont estimé que ce vaccin était un plan de secours qui permettrait de compléter les doses achetées aux firmes pharmaceutiques à l’étranger.

Pour sa part, le ministère de la Santé a fait savoir samedi que, sur une population de 9,3 millions de personnes, plus de 5,8 millions d’Israéliens avaient reçu au moins une dose de vaccin, presque 5,4 millions en avaient reçu deux et que 1 365 887 personnes ont d’ores et déjà bénéficié d’une piqûre de rappel.

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