CPI : Les crimes de guerre sont « les outils de nos ennemis », dit Gantz
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CPI : Les crimes de guerre sont « les outils de nos ennemis », dit Gantz

Promettant aux soldats de les défendre, le ministre de la Défense a dit que la compétence auto-proclamée par le tribunal de La Haye n'avait pas de base dans le droit

Le ministre de la Défense Benny Gantz, à gauche, s'adresse aux soldats de Tsahal lors d'une visite au commandement central de l’armée à Jérusalem le 15 septembre 2020. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)
Le ministre de la Défense Benny Gantz, à gauche, s'adresse aux soldats de Tsahal lors d'une visite au commandement central de l’armée à Jérusalem le 15 septembre 2020. (Ariel Hermoni/Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense israélien Benny Gantz a envoyé un courrier, samedi, à l’armée israélienne qualifiant le jugement rendu par la Cour pénale internationale – dans lequel elle a affirmé avoir la compétence nécessaire pour ouvrir une enquête pour « crime de guerre » contre Israël – de « grave » et de « non-autorisé ». Gantz a estimé que cette décision était un outil mis à la disposition des ennemis de l’Etat juif et il a promis de protéger les troupes contre toutes les répercussions éventuelles d’une telle décision.

« L’establishment de la défense, aux côtés des autres instances de l’Etat, œuvrera résolument à prévenir toute nuisance faite aux commandants et aux soldats et aux membres du secteur de la défense tout entier », a-t-il dit.

« La décision prise par les juges de la Haye est grave et elle n’a aucune base dans le droit international. La procédure… est menée sans compétence justifiée et elle est infondée », a continué Gantz dans la missive adressée au chef d’Etat-major, aux soldats de l’armée israélienne et aux commandants, au directeur-général du ministère de la Défense et aux hauts-responsables du secteur.

Il a qualifié la décision prise par la Chambre d’instruction de la CPI – qui a évalué qu’elle avait l’autorité nécessaire pour ouvrir une enquête pénale contre Israël et les Palestiniens pour des crimes de guerre présumés qui auraient eu lieu en Cisjordanie, dans la bande de Gaza et à Jérusalem-Est – « d’outil placé entre les mains de nos ennemis et de tous ceux qui tentent de nuire à l’Etat d’Israël à travers l’exploitation politique au sein des instances internationales ».

« L’armée israélienne et l’establishment de la Défense tout entier continueront à défendre l’Etat et ses citoyens avec dévouement et professionnalisme », a écrit Gantz, « tout en restant fidèles aux valeurs de l’Etat d’Israël et en respectant les règles du droit international ».

Le pays, a-t-il écrit, doit affronter « des défis sécuritaires difficiles et complexes » et il est prêt à assumer « toutes les conséquences possibles qui pourraient découler de cette décision erronée, éminemment politique et biaisée ».

« J’ai la certitude que le secteur de la Défense saura continuer à se dresser, tel un mur fortifié, contre les menaces proches ou lointaines », a-t-il ajouté.

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