De hauts-responsables du ministère de l’Education font partie des 18 suspects
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De hauts-responsables du ministère de l’Education font partie des 18 suspects

La police pense que les suspects ont gonflé le nombre d’heures passées à corriger des examens, notamment en facturant des heures où ils se trouvaient à leur travail habituel

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Photo illustrative de lycéens lors d'un examen, 22 janvier 2018. (Roy Alima / Flash90)
Photo illustrative de lycéens lors d'un examen, 22 janvier 2018. (Roy Alima / Flash90)

De hauts-responsables du ministère de l’Education font partie des 18 suspects arrêtés lundi matin en raison de soupçons portant sur une fraude systématique présumée de 20 millions de shekels impliquant la notation d’examens de lycée et de projets de fin de trimestre, a fait savoir la police.

Les enquêteurs soupçonnent les personnes impliquées d’avoir gonflé le nombre d’heures passées à noter des examens oraux et écrits, pour lesquelles ils ont été payés par une entreprise extérieure financée par le ministère de l’Education.

Les suspects auraient également affirmé avoir noté un grand nombre d’examens par jour, bien au-delà des taux acceptés.

La police avait lancé au mois de janvier une enquête sous couverture après avoir reçu une plainte qui avait suivi un audit interne du ministère de l’Education sur le système de notation des examens finaux.

« Au cours de l’enquête, des soupçons de vol, de certification de faux documents et de fausses inscriptions ont été révélés », a dit la police.

Dans certains cas, les suspects ont enregistré des heures passées sur la correction d’examens qui recoupaient leurs emplois habituels dans le système de l’éducation, alors même qu’ils étaient payés par le ministère, a fait savoir la police.

De plus, certains suspects auraient également inscrit des membres de leurs familles en tant qu’examinateurs même s’ils n’étaient ni autorisés, ni formés pour le faire, leur permettant de facturer illégalement l’entreprise pour des heures supplémentaires.

La chaîne Hadashot a fait savoir que parmi les suspects, il y a un certain nombre d’inspecteurs nationaux qui étaient responsables des études religieuses ainsi qu’un ancien manager de département qui avait la charge des examens au ministère.

Selon la chaîne de télévision, c’est le remplacement du manager au ministère qui a en premier lieu actionné la sonnette d’alarme sur cette fraude présumée.

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