Début de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans qui ont de graves comorbidités
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Début de la vaccination des enfants de 5 à 11 ans qui ont de graves comorbidités

Le ministère de la Santé a indiqué n'avoir approuvé l'administration des deux doses de vaccin qu'aux enfants risquant de graves complications liées à la COVID-19

Un jeune Israélien se fait vacciner contre la COVID-19 à  Petah Tikva, le 19 juillet 2021. (Crédit : Flash90)
Un jeune Israélien se fait vacciner contre la COVID-19 à Petah Tikva, le 19 juillet 2021. (Crédit : Flash90)

Le ministère de la Santé a indiqué aux caisses d’assurance-maladie israéliennes, mardi, qu’elles pouvaient administrer le vaccin contre le coronavirus aux enfants de 5 à 11 ans qui ont de graves comorbidités susceptibles d’accroître leur vulnérabilité face à la COVID-19.

Dans un document publié par le ministère, ce dernier souligne que les seuls enfants éligibles à la vaccination sont ceux qui montrent « un fort risque de développer des complications de la maladie, voire de décéder, suite à une infection à la COVID-19 ».

Les autorisations pour les enfants devront être délivrées par la caisse d’assurance-maladie et elles seront ensuite validées par le ministère. La politique mise en œuvre par le ministère serait de minimiser le nombre d’autorisations données et elles ne seront émises que pour ceux qui présentent les risques les plus élevés.

Le ministère de la Santé a annoncé que les comorbidités qui pourront entraîner la délivrance de cette autorisation comprennent l’obésité morbide, une maladie pulmonaire chronique, des troubles du développement neurologique, une insuffisance cardiaque, une drépanocytose ou des maladies auto-immunes sévères.

Concernant les enfants qui prennent un traitement affaiblissant leur système immunitaire, le ministère a indiqué que les médecins devaient, dans chaque cas, expliquer les facteurs à prendre en compte aux parents. Même si une approbation sera donnée a-priori, la décision finale sera prise par les parents.

Toute approbation donnée sera exclusivement individuelle et elle ne sera pas applicable à tous les enfants appartenant au même groupe en termes de facteur de risque.

Le vaccin administré sera le vaccin Pfizer-BioNTech, a poursuivi le ministère. La dose sera de 1,0 millilitre au lieu des 3,0 millilitres habituels.

Cette décision a été prise après l’annonce par Pfizer et Moderna du lancement d’une étude sur l’élargissement de l’utilisation du vaccin aux enfants âgés entre 5 et 11 ans.

Des flacons du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 à l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 20 décembre 2020. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Moderna a expliqué lundi s’attendre à avoir suffisamment de données pour pouvoir demander l’autorisation à la FDA d’utiliser son vaccin sur les plus jeunes à la fin de l’année 2021 ou au début de 2022.

Du côté de Pfizer, la firme devrait demander une autorisation dès le mois de septembre pour l’administration de son vaccin aux enfants âgés de 5 à 11 ans à la FDA. Les résultats pour deux groupes d’âge plus jeunes – des études ont commencé un peu plus tard – devraient être disponibles au mois d’octobre ou au mois de novembre.

Israël vaccine d’ores et déjà les adolescents âgés de 12 à 15 ans alors même que les infections au variant Delta augmentent rapidement malgré la campagne de vaccination élargie parmi les adultes dans le pays.

Le nombre quotidien de nouveaux cas de coronavirus a connu un autre pic, mardi. Le ministère de la Santé a fait savoir que 2 212 personnes avaient été dépistées positives au virus lundi, un chiffre jamais vu depuis la mi-mars.

Le ministère de la Santé a fait savoir que le nombre de cas actifs était de 14 365. Le bilan des décès, de son côté, reste stable : 6 460 personnes sont mortes en Israël des suites d’une forme grave de la COVID-19 depuis le début de l’épidémie.

Des Israéliens sur la rue Jaffa à Jérusalem. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le taux de positivité des tests a franchi le seuil des 2 % pour la toute première fois depuis le mois de mars dans la journée de dimanche – une tendance qui s’est réaffirmée lundi, où 2,3 % des 92 707 échantillons prélevés ont livré un résultat positif.

La chaîne Kan a indiqué que 203 des cas qui ont été diagnostiqués lundi concernaient des individus revenus de l’étranger au cours des dix derniers jours. Selon des chiffres cités par la Douzième chaîne, lundi, environ 2 000 voyageurs infectés seraient entrés, ce mois-ci, au sein de l’État juif.

Mercredi, 5 772 362 Israéliens avaient reçu au moins une dose de vaccin et 5 334 736 avaient reçu les deux doses.

Pfizer a réclamé l’autorisation de la FDA pour administrer une troisième dose, même si le régulateur américain et certains hauts-responsables israéliens ont déclaré qu’il n’y avait aucune preuve de la nécessité d’un rappel à ce stade. Israël offre actuellement une troisième dose uniquement aux malades immunodéprimés.

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