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Décès de Jean Villeret, ancien résistant déporté au camp du Struthof

Il ne reste plus aujourd'hui que trois Français connus rescapés du camp du Struthof

Jean Villeret, ancien résistant déporté au camp du Struthof, en 2011, sur les lieux de l’ancien camp à Natzwiller (Bas-Rhin). (Crédit : Patrick HERTZOG / AFP)
Jean Villeret, ancien résistant déporté au camp du Struthof, en 2011, sur les lieux de l’ancien camp à Natzwiller (Bas-Rhin). (Crédit : Patrick HERTZOG / AFP)

Jean Villeret, ancien résistant déporté au Struthof, le camp de concentration nazi de Natzwiller (Bas-Rhin), est décédé lundi à 100 ans, a annoncé mardi le Centre européen du résistant déporté (Cerd).

« Passeur d’Histoire et de mémoire, Jean Villeret a consacré une partie de sa vie à témoigner de l’enfer concentrationnaire auprès des jeunes générations », souligne le Cerd dans un communiqué.

Témoigner « n’est pas un devoir de mémoire, c’est simplement le combat que je mène aujourd’hui, pour un monde meilleur », disait-il encore en juin avant des rencontres publiques en Alsace.

Né en 1922 dans les Ardennes, Jean Villeret s’était engagé dans la Résistance en 1943, au sein du réseau « Est-34 » des Francs-tireurs et Partisans (FTP).

Il avait été déporté au camp de concentration du Struthof le 7 juillet 1944, comme détenu NN (« Nacht und Nebel », « nuit et brouillard », destiné à disparaître sans laisser de trace), à l’âge de 21 ans.

Il avait ensuite été déporté à Allach, un camp annexe de Dachau (Allemagne), et à Dachau même. C’est là qu’il avait été libéré par les Américains, le 29 avril 1945. Il se qualifiait lui-même de « miraculé ».

Il avait ensuite fait sa carrière professionnelle à EDF-GDF, où il s’était particulièrement investi auprès du Conseil central des œuvres sociales (CCOS).

En 2020, il avait été décoré des insignes de commandeur de l’Ordre national de la Légion d’honneur.

Olivier Capitanio, président du Conseil départemental du Val-de-Marne, où résidait Jean Villeret, a salué dans un communiqué la mémoire d’un « homme exemplaire », « tant par les combats qu’il a menés au service de la France, que par son engagement citoyen à faire vivre les valeurs de la République et de la démocratie, notamment auprès des jeunes générations ».

Un livre d’entretiens menés entre Jean Villeret et le journaliste Julien Le Gros, intitulé Un jour, nos voix se tairont (éd. Alisio), a été publié en avril.

Jean Villeret y évoque son parcours, mais aussi des notions telles que le devoir de mémoire, l’antifascisme, ou les valeurs de la Résistance.

Selon le Cerd, il ne reste plus aujourd’hui que trois Français connus rescapés du camp du Struthof.

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