Déclaration sur la vallée du Jourdain: le Likud puni pour propagande électorale
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Déclaration sur la vallée du Jourdain: le Likud puni pour propagande électorale

La commission centrale électorale a donné une amende au Premier ministre et à son parti pour avoir inclus un message de campagne pendant une déclaration en direct à la télévision

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pointe une carte de la vallée du Jourdain dans une déclaration dans laquelle il promet d'étendre la souveraineté israélienne à la vallée du Jourdain et au nord de la mer Morte, à Ramat Gan, le 10 septembre 2019. (Menahem Kahana/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pointe une carte de la vallée du Jourdain dans une déclaration dans laquelle il promet d'étendre la souveraineté israélienne à la vallée du Jourdain et au nord de la mer Morte, à Ramat Gan, le 10 septembre 2019. (Menahem Kahana/AFP)

Hanan Melcer, chef de la commission centrale électorale, a sanctionné jeudi le Premier ministre Benjamin Netanyahu et sa formation du Likud pour avoir inclus des messages de campagne durant une intervention en direct à la télévision, enfreignant la lois. Ils ont été condamnés à verser une amende.

Melcer, juge à la Cour suprême, leur a ordonné de verser la somme de 15 000 shekels au parti Kakhol lavan, principal adversaire de la formation au pouvoir, et le même montant au Camp démocratique.

Les deux factions avaient porté plainte devant la commission suite à la conférence de presse donnée par Netanyahu mardi dans la soirée, au cours de laquelle il avait annoncé qu’il élargirait l’application de la souveraineté israélienne aux implantations de la vallée du Jourdain, s’il devait être réélu la semaine prochaine.

Sous les termes de la loi israélienne, pendant la période électorale, les candidats ne doivent pas faire de déclarations de campagne lors d’émissions de télévision ou de radio en direct dans la mesure où des moments spécifiques sont consacrés à la diffusion des annonces de campagne de tous les partis.

Melcer a ensuite averti que si le Likud – ou une autre formation – devait contrevenir une nouvelle fois à cette interdiction avant le jour du scrutin, l’amende s’élèverait dorénavant à 50 000 shekels.

Après l’annonce faite mardi par le Likud que Netanyahu allait faire une « déclaration spectaculaire » dans la même soirée, Melcer avait cherché des éclaircissements et le porte-parole du Likud, Jonathan Urich, lui avait indiqué que si la conférence allait avoir une « valeur significative en termes d’information », elle exclurait néanmoins tout message de campagne.

Devant les caméras des chaînes de télévision qui retransmettaient l’événement en direct, Netanyahu avait promis de faire rapidement appliquer la souveraineté israélienne dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie, s’il était élu, tentant de séduire les électeurs à quelques jours du scrutin du 17 septembre.

Le juge à la Cour suprême Hanan Melcer lors d’une conférence de presse à la Knesset, à Jérusalem, le 7 février 2019 (Crédit : Sue Surkes/Times of Israel)

Kakhol lavan et le Camp démocratique avaient lancé un appel à la commission, clamant qu’Urich avait méprisé la cour en ayant assuré à Melcer que la diffusion serait exempte de toute propagande.

Urich a admis devant le chef de la commission, jeudi, que tandis que si la conférence de presse avait été globalement « une déclaration politique historique aux implications internationales », environ 25 % de l’allocution du Premier ministre relevaient de la campagne électorale.

« Les médias du monde entier ont couvert la conférence de presse parce qu’elle a été considérée comme politique et de nombreux pays ont répondu à la déclaration du Premier ministre indiquant le grand changement dont il est l’initiateur », a dit Urich.

Le porte-parole a expliqué que les déclarations de campagne ne figuraient pas dans le discours initial de Netanyahu et que le Premier ministre les avait improvisées.

« Le Premier ministre assume toute la responsabilité de ce qu’il s’est passé et il s’est exprimé avec son cœur », a-t-il dit à Melcer.

Les critiques, à droite, ont rejeté le discours de Netanyahu, le qualifiant de promesse de campagne vide de contenu et certains ont clamé que si Netanyahu l’avait voulu, il aurait annexé immédiatement le territoire par le biais du cabinet et sans attendre le lendemain du scrutin.

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