D’influents rabbins contre les termes « non genrés » sur les formulaires officiels
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D’influents rabbins contre les termes « non genrés » sur les formulaires officiels

Les chefs religieux dénoncent la tendance "tordue" à utiliser le terme "parent" au lieu de "mère" ou "père"

Des militants juifs religieux protestent contre les parents de même sexe et les familles LGBTQ, en face des défenseurs des LGBTQ à Tel Aviv, le 16 décembre 2018. (Tomer Neuberg/Flash90)
Des militants juifs religieux protestent contre les parents de même sexe et les familles LGBTQ, en face des défenseurs des LGBTQ à Tel Aviv, le 16 décembre 2018. (Tomer Neuberg/Flash90)

Un certain nombre de rabbins importants de la communauté sioniste religieuse ont publié mercredi une déclaration dénonçant la modification des termes relatifs à la parentalité dans certains formulaires officiels de l’Etat, passant de « mère » et « père » à « parent 1 » et « parent 2 ».

Dans la déclaration rapportée par la Treizième chaîne de télévision, les rabbins ont dit à leurs fidèles que s’ils rencontraient de tels formulaires, ils devraient effacer les nouveaux termes et écrire « mère » et « père » à leur place.

Parmi les 19 signataires figurent les rabbins Haim Drukman, Dov Lior, Eliezer Waldman, Shmuel Eliyahu, Aryeh Stern et Yaakov Shapira.

En octobre, la Knesset a rejeté un projet de loi visant à inclure ces termes dans tous les formulaires et documents gouvernementaux, y compris les cartes d’identité et les passeports. Cependant, l’armée israélienne a appliqué cette mesure aux appelés.

« La Torah et la tradition israélienne ne reconnaissent qu’une seule structure familiale : une mère, un père et des enfants », ont indiqué les rabbins dans la déclaration, s’élevant également contre « le matériel éducatif qui ne respecte pas la famille, ou qui donne une légitimité à d’autres structures familiales ».

Les rabbins ont conclu la déclaration par un message aux fonctionnaires, aux éducateurs et aux autres rabbins, leur demandant d’enseigner et de renforcer la structure familiale traditionnelle dans la société israélienne.

Le plénum de la Knesset, le 2 décembre 2020. (Porte-parole de la Knesset/Danny Shem-Tov)

Le projet de loi d’octobre a été rejeté en première lecture par 48 voix contre 25 après que Kakhol lavan s’est abstenu, bien qu’il ait soutenu la mesure sur le papier, afin de suivre la ligne de ses partenaires de droite et de la coalition ultra-orthodoxe. Seuls les membres de Yesh Atid, Yisrael Beytenu et un député de Kakhol lavan ont voté en faveur de la loi.

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